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120 millions pour rien : comment Thiam a offert au PDCI un ticket pour le ridicule.
120 millions pour rien : comment Thiam a offert au PDCI un ticket pour le ridicule.

120 millions pour rien : comment Thiam a offert au PDCI un ticket pour le ridicule.

GlobalPoint_Thiam
Le 19 août 2025, anticipant sa mise à l’écart définitive de la course à la présidentielle, que le Conseil constitutionnel a finalement prononcée le 8 septembre, Tidjane Thiam avait pris les devants. Ce jour-là, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) signait un contrat de lobbying avec deux cabinets américains, GlobalPoint International et Earhart Turner LLC, pour
Earhart_Turner_Thiam
La seconde compagnie de lobbying à laquelle l'argent du PDCI est allé via Tidjane Thiam.
Lobbying_Earhart

120 millions pour rien : comment Thiam a offert au PDCI un ticket pour le ridicule.

L’information, confirmée par un contrat enregistré avec la naïveté presque touchante de ceux qui croient encore que Washington détient le secret du destin des bourgeois ivoiriens, a de quoi provoquer un rire aussi gras que méprisant.

L’information, confirmée par un contrat enregistré avec la naïveté presque touchante de ceux qui croient encore que Washington détient le secret du destin des bourgeois ivoiriens, a de quoi provoquer un rire aussi gras que méprisant. Sous la présidence de Monsieur Tidjane Thiam, ce grand homme providentiel, revenu des neiges éternelles pour illuminer les tropiques de son génie supérieur, le PDCI-RDA a signé un chèque de 200 000 dollars américains, soit environ 120 millions de francs CFA, à peine le prix d’une petite villa de standing à Cocody, avec un cabinet de conseil américain du nom de GlobalPoint International, basé en Virginie.

Une Virginie célèbre, non pas pour sa connaissance intime du peuple ivoirien, mais pour ses jambons et son expertise pointue en lobbying auprès du gouvernement américain.
Et pour quoi faire, demandez-vous ?
Pour bénéficier de services de « conseil stratégique, de relations avec les médias et d’affaires gouvernementales » entre août et novembre 2025.

On imagine déjà la scène grotesque : les consultants américains, installés confortablement dans un Starbucks climatisé, en train de modéliser l’impact du prix du cacao sur l’électorat de Gbêkê tout en sirotant un latte vanille.

À première vue, on aurait pu croire à une blague, une énorme farce inventée pour tester la crédulité des militants. Mais non, c’est la réalité, et comme souvent, elle dépasse la fiction.

Cette décision ressemble à une performance d’art contemporain, une exposition grandeur nature sur le thème :

« Comment brûler l’argent de ses militants tout en leur expliquant qu’ils sont trop bêtes pour comprendre leur propre pays. »

Voilà pourquoi le PDCI – Parti Démocratique de Côte d’Ivoire RDA, jadis une véritable machine à gagner, n’est plus aujourd’hui qu’un club de nostalgiques, rassemblés dans un salon feutré pour écouter des consultants américains leur expliquer ce qu’est l’attiéké, le garba, ou encore la subtilité du « wêrê-wêrê ».

Il suffit d’imaginer le militant de base, celui qui se tue à vendre des cartes de membre à 1000 FCFA sur le marché d’Adjamé ou de Marcory. Ses cotisations, celles de ses frères et sœurs, celles de tous les pauvres bougres qui croient encore en ce parti, se sont miraculeusement transformées en dollars sonnants et trébuchants pour atterrir sur le compte d’un cabinet dont la spécialité est… de faire du lobbying auprès du Département d’État américain.

Un cabinet qui, au mieux, leur pondra un rapport abscons sur les risques FCPA, une loi américaine anticorruption qui n’a strictement rien à voir avec le quotidien de l’électeur de Dimbokro.

Cet argent, colossal, aurait pu financer des t-shirts, un meeting avec du poulet braisé et de la bière fraîche, ou même aider un petit candidat local.

Mais non, la vision grandiose de Thiam exigeait de « think tanker » à l’américaine.
Le contrat est un bijou d’humour involontaire. Il stipule que le PDCI RDA doit payer 100 000 dollars en avance, avant même que le premier consultant n’allume son ordinateur.
Cash, s’il vous plaît.

Et si jamais le Pdci Rda viole les lois américaines sur la corruption ? Tant pis pour eux. Pas de remboursement. Autrement dit, le Pdci Rda paie non seulement pour se faire conseiller, mais aussi pour assumer le risque de se faire corrompre… par les Américains.

Avouez qu’on ne peut pas inventer un tel degré d’élégance dans la soumission volontaire.

Et c’est là que le rire devient hystérique.

Car GlobalPoint International n’est pas un cabinet de communication politique.

C’est une officine de lobbyistes, spécialisée dans l’art subtil d’obtenir des faveurs à Washington, de savoir à qui glisser une invitation pour un dîner au Capitol Hill afin d’influencer une loi sur l’exportation d’armes.

Leur travail, c’est de parler aux Américains, pas aux Ivoiriens. Et pourtant, le Pdci les paie une fortune pour apprendre à Thiam… à parler aux Américains. Pendant ce temps, le militant de Bouaké, lui, continue de se demander comment convaincre son voisin qui vote RHDP.

Le décalage est si immense qu’il en devient sublime.

Et voici la cerise sur ce gâteau déjà bien indigeste : ce sont probablement ces mêmes consultants, du haut de leur open space en Virginie, qui ont conseillé à Thiam l’idée de génie absolu sceller une alliance avec Laurent Gbagbo. Oui, GBAGBO LAURENT, l’ennemi historique, le cauchemar houphouëtistes, le symbole de tout ce que le Pdci a combattu pendant des décennies.
Quelle trouvaille !
Quel coup de théâtre ! Rien de tel pour redynamiser la base militante du Pdci que de leur annoncer qu’ils marcheraient désormais main dans la main avec celui qu’ils vouaient hier aux gémonies.

On imagine la scène : GlobalPoint livrant à prix d’or une analyse brillante concluant que « l’électorat ivoirien manifeste un appétit croissant pour les coalitions post-conflit et les narratifs de réconciliation. »

Traduction : oubliez l’histoire, oubliez les blessures, tout ça c’est du marketing.

Le résultat fut d’une prévisibilité confondante : des départs massifs de cadres historiques, une base déboussolée, et une direction qui ressemble à des joueurs d’échecs ne comprenant même pas les règles du jeu.
Et tout cela pour quoi ?

Pour finir dans un final pitoyable, digne d’une tragédie grecque revue par les Inconnus. Après avoir claqué une fortune dans des conseils suicidaires, après avoir tourné le dos à son terroir pour courir après des chimères américaines, Monsieur Thiam, l’homme aux multiples passeports (SUISSE, BRITANIQUE ETC..), a dû renoncer à sa candidature au dernier moment.

Car ni la CEI ni le Conseil constitutionnel, peu sensibles aux PowerPoint sophistiqués en anglais, n’ont jugé utile de contourner la loi ivoirienne.

Une loi écrite en français, appliquée par des Ivoiriens, pour des Ivoiriens. Le rêve s’est éteint d’un coup. Les millions se sont envolés en fumée, probablement pour payer un dernier rapport expliquant doctement à Thiam pourquoi, en définitive, il n’était pas candidat.

Voilà le chef-d’œuvre.

Le Pdci, ce grand parti qui fit jadis trembler le pays, a payé 120 millions pour s’acheter un aller simple vers le ridicule. Ils se sont accrochés à des illusions vendues par des lobbyistes américains jusqu’à ce que la froide réalité de Yamoussoukro et d’Abidjan réduise leurs rêves en poussière.

Ils ont externalisé leur âme, confié leur destin à des étrangers qui n’ont jamais mis les pieds à Koumassi ou à Bondoukou, et récolté le néant. Il ne leur reste qu’un nom, une histoire glorieuse, et une addition salée pour une consultation inutile.

Et nous, spectateurs hilares, nous n’avons plus qu’à nous tordre de rire devant ce spectacle pathétique, mélange parfait de tragédie et de comédie, de grandeur déchue et de bêtise assumée.
On attend déjà, avec une impatience moqueuse, le prochain rapport de GlobalPoint qui expliquera au Pdci-rda comment, grâce à un autre chèque, ils pourront gagner… les élections de 2030.

𓂀 𝙎𝙞𝙜𝙣𝙚́ : MO Hamed Zézé
Patriote intransigeant, au service de la Vérité, affranchi des dogmes.

Tidjane Thiam a payé 290 000$ à 2 cabinets de lobbying Américains pour être reçu par un sous secrétaire d’état. Quand on se dit connu, on ne paye pas pour être reçu surtout sur les deniers d’un partie politique.

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Pendant que Tidjane Thiam signe un contrat  de 290 000$ US avec 2 compagnies (Earhart et Earhart Turner LLCo) en Virgine USA pour du lobbying, le Président de la RDC : Felix Tshisekedi suspend un contrat de 5 millions $ signé par son Conseiller Spécial et la firme américaine Earhart Turner LLCo afin de suivre les canaux officiels entre son pays et les USA (Cette somme est sûrement prise sur la dotation de l’état au PDCI-RDA).

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SEM Felix Tshisekedi Président de la République Démocratique du Congo suspend un contrat de 5 millions $ signé par son Conseiller Spécial et la firme américaine Earhart Turner LLC afin de suivre les canaux officiels de la diplomatie direct entre la RDC et les USA. Cette même compagnie se trouve sollicitée par Tidjane Thiam (Quel est l’objectif : être reçu par un sous secrétaire d’état et réaliser une photo avec lui ; chère la photo).

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