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Exclusif : A qui profite la guerre des nerfs entre Abidjan et Bamako dans l’affaire des 49 soldats ou l’aventure suicidaire de la junte malienne (Analyse de Philippe Kouhon).
Exclusif : A qui profite la guerre des nerfs entre Abidjan et Bamako dans l’affaire des 49 soldats ou l’aventure suicidaire de la junte malienne (Analyse de Philippe Kouhon).

Exclusif : A qui profite la guerre des nerfs entre Abidjan et Bamako dans l’affaire des 49 soldats ou l’aventure suicidaire de la junte malienne (Analyse de Philippe Kouhon).

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Exclusif : A qui profite la guerre des nerfs entre Abidjan et Bamako dans l’affaire des 49 soldats ou l’aventure suicidaire de la junte malienne (Analyse de Philippe Kouhon)./h4>

L’on savait les relations entre  la junte militaire malienne et les autorités ivoiriennes très tendues du fait de la position ivoirienne au sein de la CEDEAO concernant les sanctions  économiques infligées à Bamako. 

Mais de là à mettre à exécution un plan savamment prémédité une semaine après la levée desdites sanctions, est du ressort d’une audace dont les conséquences pourraient coûter cher au peuple malien.

Qu’il soit sur le territoire malien ou hors du pays. 

En engageant un bras de fer avec son premier partenaire stratégique et économique de la sous-région, les Autorités maliennes adoubées par leur  nouvel allié Russe entraînent ici le pays dans une aventure suicidaire.

Une attitude qui devrait faire réagir le peuple malien dont la survie dépend désormais des  humeurs des putschistes.

Dans un courrier authentifié, les Autorités maliennes ont ordonné le départ  des forces étrangères de la base aérienne de la  compagnie SAS implantée dans l’enceinte de l’aéroport international Modibo Keïta Bamako-Senou, dans un délai de 72h, à compter de ce mardi  2 août 2022.

Si cette base a toujours servi de hub logistique à des soldats  étrangers de l’Onu, sa fermeture intervient au moment où l’affaire des 49 soldats ivoiriens envoyés pour la relève du contingent allemand de la Minusma stationné sur cette même base, prend une tournure de défiance.

Ce qui corrobore la thèse de l’intelligence économique et de la conquête du marché de la sécurisation par les Russes au détriment d’autres puissances étrangères.

Quand Bamako prend Abidjan pour Paris

Dans une tribune publiée sur le site de l’école de guerre économique (EGE) le 18 juillet 2022, Moustapha Diaby-Kassamba-Mba expert en Intelligence économique (IE) explique les motivations de la junte militaire malienne dans  l’arrestation des 49 soldats ivoiriens.  

« Fortement frustrée par les sanctions de la CEDEAO, la junte au pouvoir au Mali a estimé que la CEDEAO sous le leadership de la Côte d’ivoire a pleinement fait le jeu du colonisateur français.

D’un nationalisme démesuré, la junte s’est considérablement rapprochée de Moscou via la Société Militaire Privée russe Wagner avec laquelle elle a engagé une idylle dans la lutte contre l’extrémisme violent rompant toute relation et coopération militaire avec la France », écrit Moustapha Diaby-Kassamba-Mba.

La guerre de l’information visant la Côte d’Ivoire

Poursuivant, Moustapha Diaby-Kassamba-Mba écrit qu’à l’image de la France dont elle est traitée de Sous-Préfecture et même de vassal, la Côte d’Ivoire et son Président SEM Alassane Ouattara, ont été traités de tous les noms par les nouveaux adeptes de la politique russe en Afrique.

« Cette manœuvre de décrédibilisassions qui n’a pu malheureusement pas prospéré car si les populations maliennes ont pleinement conscience que les postes consulaires de Paris et d’Abidjan sont les plus importants du fait de la présence de fortes communautés maliennes qui rapatrient mensuellement énormément de richesse, la junte et l’élite grisée par la nouvelle alliance russophone reste consciente que l’électricité, le carburant et les Ports ivoiriens ne peuvent être substitués immédiatement et dans le long terme », avertit l’expert.

Le lien entre l’arrestation des 49 soldats ivoiriens et la conquête du marché de la sécurisation par les Russes

« C’est dans cet environnement de fortes frictions que le dimanche 10 juillet 2022 tout comme avec les soldats danois au début de l’année 2022, alors qu’intervient la 7ème relève des Eléments Nationaux de Soutien ivoiriens à la Société Sahelian Aviation Services (SAS) Contractor Transport et Logistique du Contingent allemand de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) », croit savoir Moustapha Diaby-Kassamba-Mba.

Aussi selon lui, la junte au pouvoir savamment encadrée par la Russie lorgnait ce juteux contrat liant l’Etat-Major Général des Armées (EMGA) des Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI) à la Société de droit sénégalais SAS.

En effet, explique l’expert en Intelligence économique, ce contrat adossé à un Mémorandum Of Understanding (MOU) entre l’Etat de Côte d’Ivoire et l’Organisation des Nations Unies (ONU) présente pour le pouvoir miliaire malien une manne dont elle pourrait bénéficier si elle arrivait à évincer les militaires ivoiriens.

Ainsi,  poursuit l’Expert, depuis la 6ème relève de janvier 2022, la junte a judicieusement préparé avec le soutien des experts russes de la guerre de l’information par le contenu,  une Méthode de Raisonnement Tactique (MRT) avec un Effet Final Recherché (EFR) très clair pour  arracher aux FACI le marché de sécurisation de la base logistique de SAS à l’aéroport international SENOU de Bamako.

Le hic dans cette opération d’influence c’est que l’EFR de la junte n’était qu’un objectif d’étape pour la coopération russe qui, en plus d’agrandir son champ d’influence en Afrique de l’Ouest francophone, cherche à faire partir de la base SAS tous les contingents occidentaux ou tout au moins le maximum afin de se l’approprier pour finaliser le projet d’une base de maintenance des aéronefs de Wagner.

On est donc pas surpris par l’ultimatum lancé ce mardi 2 août 2022  par la junte malienne à la Société Sahelian Aviation Services (SAS) Contractor Transport et Logistique du Contingent allemand de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA).

Un essai réussi d’une initiation russe de Bamako à l’Intelligence Economique.

La séquestration des 49 soldats du 8ème NSE depuis le 10 juillet dernier alors que leurs prédécesseurs du 7ème NSE avaient été décorés la veille par l’ONU comme il en est de coutume n’est pas une action militaire mais bel et bien une opération d’Intelligence économique.

Et à l’Expert de lancer :  «  jusqu’à quand les autorités maliennes seront maîtres du barillet ? Ce jeu de roulette russe notamment face à la Côte d’Ivoire et à son Président ne peut être à leur avantage » fin de citation.

Enfin décrit Moustapha Diaby-Kassamba-Mba, la  junte malienne en procédant à l’arrestation des soldats ivoiriens, a conscience qu’elle ne peut aller plus loin, elle obtiendra de SAS le marché de sécurisation de la base logistique, mais comme toute action de guerre informationnelle notamment dans une posture « j’attaque » elle joue sur les nerfs des ivoiriens qui malheureusement sont obligés pour le moment de se contenter du « j’alerte » en attendant de monter savamment une contre-offensive dont elle a les moyens.

Philippe Kouhon 

Pkouhon@gmail.com 

Guillaume Soro au cœur de la prise d’otage des soldats ivoiriens/h4>

La junte malienne semble visiblement avoir pris en otage, les 49 soldats ivoiriens, arrêtés depuis quelque temps sur son territoire.
Et tout porte à croire qu’elle-même agit sous la dictée de Guillaume Soro.
C’est du moins, ce que semble corroborer un faisceau de faits concordants.

La junte malienne semble visiblement avoir pris en otage, les 49 soldats ivoiriens, arrêtés depuis quelque temps sur son territoire.

Et tout porte à croire qu’elle-même agit sous la dictée de Guillaume Soro.

C’est du moins, ce que semble corroborer un faisceau de faits concordants.

Lors des négociations qui se sont tenues à Lomé le 28 juillet 2022, la junte malienne a tombé le masque.

Les préoccupations qu’elle a mises sur la table, inclinent à penser qu’elle a, en réalité, pris les 49 soldats ivoiriens en otage afin de réclamer un retour d’ascenseur de la part des autorités ivoiriennes.

De bonnes sources, cette attitude de Bamako répond à une stratégie bien huilée à laquelle l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, n’est pas étranger.

En témoigne une succession de faits qui apportent de l’eau au moulin des tenants de cette thèse. Le dernier en date, ce sont des informations relatives aux négociations de Lomé.

Bien avant la tenue de ces pourparlers, c’est Guillaume Soro qui a lancé l’idée de confier cette médiation aux autorités togolaises.

« Aussi voudrais-je appeler à l’implication du Chef de l’État togolais SEM Faure Gnassingbé et à l’appui du Chef de l’État du Congo SEM Denis Sassou Nguesso, pour trouver une solution africaine qui préserve avant tout la dignité de tous », écrivait-il dans un communiqué rendu public le 16 juillet 2022, via les réseaux sociaux.

Le 18 juillet, la junte malienne appelait à la médiation des autorités togolaises. Curieusement.

Autre fait non moins intrigant : le fait qu’un cyber-activiste pro-Soro dévoile la liste de la délégation ivoirienne devant prendre part à ces pourparlers, alors même qu’ils n’avaient pas encore été entamés et que tout ce qui se rapporte à son organisation était tenu secret.

À cela, s’ajoute cet autre fait, qui concourt, s’il en était encore besoin, à lever le voile sur le fil d’Ariane qui mène à la main occulte de Guillaume Soro derrière ces manigances de la junte au pouvoir au Mali.

Il s’agit en l’occurrence des informations qu’a fait fuiter le sulfureux Franklin Nyamsi, qui s’était affiché aux côtés d’Assimi Goïta, le chef de la junte, dès sa prise de pouvoir.

En effet, avant même la fin des négociations, celui-ci annonçait urbi et orbi les revendications de la partie malienne.

Des informations que les médias ont fini par confirmer plus tard.

Par ailleurs, des cyber-activistes pro-Soro ont appelé bruyamment, les autorités ivoiriennes à demander pardon à leurs homologues maliens.

Comme s’ils s’étaient passé le mot, la délégation dépêchée par la junte à ces négociations, a elle aussi réclamé à Abidjan, des excuses publiques.

Autant de faits concordants qui portent à conclure que Soro et la nébuleuse qui gravite autour de lui, sont bien au cœur de la prise d’otage des 49 soldats ivoiriens à Bamako.

En agissant ainsi, l’ex-président de l’Assemblée nationale pose là, un acte de haute trahison vis-à-vis de la Nation.

Et cela, n’est pas fortuit. Nous y reviendrons.

 Assane Niada

Les véritables raisons de l’audition de Pulcherie Gbalet (après son voyage au Mali).

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Le ministre d’état, ministre de la défense Téné Birahima Ouattara reçoit les familles de nos 49 vaillants soldats détenus injustement par la junte de Bamako.