
Le Grand Talk LifeTV : Présidentielle 2025 – le CAP-CI annonce la couleur.
Etre homme politique c’est compliqué en Côte d’Ivoire. Parce que ça ne va pas de paire avec la cohérence,
L’interviewer : je comprends votre point de vue
ça ne va pas de paire avec la cohérence. A chaque fois quand on commence à parler de la liste électorale, ce sont les mêmes qui, la bouche en coeur, la main sur le coeur, ils vont aller brandir la constitution, ils vont brandir la loi, la loi, la loi.
L’interviewer : Est-ce mauvais ?
Justement c’est pas mauvais. C’est justement pas mauvais. Mais quand les mêmes hommes politiques, après ils tournent, ils reviennent, ils demandent la générosité du chef de l’état.
Ils demandent la magnanimité du chef de l’état. Est-ce à dire que parce que on est…
L’interviewer : Vous faites allusions à qui, en fait ?
Je fais allusion à tous les hommes politiques. Parce qu’on n’entrain de parler de cette liste électorale dont on est en train de parler aujourd’hui. Mais je trouve que c’est… Il y a une forme de malhonnêteté qui est cachée derrière, qui ne dit pas son nom… Parce que…
L’interviewer : On ne va pas dire qu’ils sont malhonnêtes, on va dire que vous ne comprenez pas peut-être
Je n’ai pas dit que quelqu’un est malhonnête, je dis qu’il y a une forme de, malhonnêteté qui est cachée derrière. Pour dire que, en 2010,
c’est avec cette liste là que tous les partis politiques, ils sont tous tombés d’accord. En cette période là, c’est M. Laurent Gbagbo qui était président. C’est M. Guillaume Kigbafori Soro qui était Premier ministre. Et paix à son âme, M. Issouf Bakayoko, était président de la CEI. Mais le, président de la CEI avait interpellé justement le gouvernement, pour dire qu’il y avait une sorte de liste grise, il y avait des problématiques. Mais le président de Laurent Gbagbo, M. Guillaume Soro :
On dit ok malgré cette problématique là, il va falloir qu’on avance avec ça. On est parti avec ces problèmes.
Et chaque fois que le président de la CEI, pour ceux qui l’écoutent, qui prennent le temps de l’écouter, qui ont véritablement envie d’entendre ce qu’il dit, il explique toujours que les problèmes de la CEI ne date pas de maintenant.
Mais pourquoi est-ce que quand on finit d’expliquer tout ça, les gens veulent faire croire aux gens que de 2010 à 2025, tous ceux qui sont rentrés sur la liste électorale ne peuvent pas être électeurs. Mais nous ne nous voilons pas la face.
L’interviewer : Est-ce que c’est le point ?
C’est le point ! Parce qu’après l’élection présidentielle de 2010, certains partis politiques en Côte d’Ivoire ont passé tout leur temps au boycotte. Ils ont boycotté le processus de recensement sur la liste électorale. Première chose, le PDCI qui était en son temps, en alliance avec le RHDP était dans son confort s’est laissé avoir par une hypothétique alternance s’est assise sur ses lauriers.
mais pendant ce temps ton allié était en train d’aller faire enrôler les gens sur la liste nuit et jour.
L’interviewer : au total
au total quand tu n’as pas fait tout ce processus et que on est en 2025 on doit aller à des élections, tu bouges et vous partez vous à asseoir ensemble vous coller un calendrier tomber d’accord sur un chronogramme ensemble on est dans le contentieux électoral non il y a six millions de personnes qui sont sortis comme par magie d’un chapeau pour dire qu’ils ne sont pas sur la liste.
moi j’ai dit merci à Elisée Bolougbeu de “LifeTV parce que il a, je le dis tout le temps et c’est sur ce plateau on est là pour éduquer et informer les gens
L’interviewer : l’article 3 et l’article 7 c’est cela
voilà donc, on termine même, Aujourd’hui, cette même liste électorale dont on est en train de parler, les gens se plaignent. Je vais prendre le député l’honorable Dia Houphouët. La même liste électorale a permis que lui soit député à Yopougon. C’est la même liste électorale qui a permis à maître Blessy Chrisostome de battre le ministre Sidi Tiémoko Touré à Béoumi.
C’est cette même liste électorale qui a permis à Emmou Ackah Georges Sylvestre d’être maire à Port-Bouët.
À un moment donné, il faut qu’on soit cohérent avec nous-mêmes. Lorsqu’on gagne avec la liste électorale, elle est bonne. Lorsqu’on perd, elle est mauvaise.
L’interviewer : Pourquoi ?
Je vais terminer par cela. Oui, je termine pour dire qu’il faut que les hommes politiques, toutes tendances politiques confondues, évitent de chauffer, de cristalliser la situation.
Parce que quand j’écoute cette situation là, c’est un peu comme si on était en train de créer les prémices de 2020.
Et 2020, vous savez que les procès sont tombés, les condamnations sont tombées. On va terminer. Tous ceux qui sont morts pendant le 2020, qui ont été blessés, il y en a qui ont été jugés pour 10 ans, mais pendant ce temps, eux ils sont en prison, les hommes politiques qui ont instrumentalisé cette jeunesse là, eux ils ont comme une forme d’immunité. Très bien Daouda, on termine avec vous Herman, on a 30 secondes, 30 secondes plus tard.
