Soyons sérieux.
L’opposition ivoirienne actuelle n’existe que de nom.
Une coquille vide, un reliquat du passé, un hologramme d’idéologie.
Elle est là, oui, mais comme une rumeur : sans chair, sans souffle, sans colonne vertébrale politique.
Le PDCI-RDA, ce qui en reste, erre entre communiqués contradictoires, incantations néocoloniales et nostalgies impériales.
Il ne pense plus le peuple, il calcule pour l’élite, il ne rêve plus de transformation, il manigance pour la survie d’un mythe défunt.
Le premier communiqué, daté du 18 juillet 2025, sonne comme un acte de défiance. Le
PDCI RDA suspend sa participation à la
CEI. Un coup de poing sur la table ?
Non, un grattement de gorge politicien, sans conséquence juridique ni vision stratégique.
Car pendant qu’ils jouent aux vierges effarouchées dans les salons climatisés, le deuxième communiqué publié en douce organise une opération de parrainage parallèle dans les entrailles du siège du parti.
Ce n’est pas de la politique. C’est du théâtre d’ombres, où l’on crie au loup tout en élevant des chiots sous la table.
Ils refusent les règles officielles mais créent leur propre circuit illégal de collecte de parrainages… croyant que cela ne se verrait pas.
Ils pensent tromper qui ? Le peuple ? L’État ? Les institutions ?
On le répète pour ceux du fond : le parrainage doit être effectué dans la localité où l’électeur est inscrit, et sous la supervision exclusive de la CEI.
Or ici :
Le siège du PDCI – Parti Démocratique de Côte d’Ivoire RDA à Cocody se transforme en centre de collecte pirate,
Des électeurs de régions éloignées y sont conviés pour signer des formulaires hors de tout cadre légal,
Le tout, sans contrôle, sans traçabilité, dans un entre-soi militant propice à toutes les manipulations.
Le droit électoral est clair. Ce que le PDCI fait est illégal, irresponsable et intenable. C’est une tentative de fraude électorale par centralisation partisane.
Le PDCI-RDA, dans sa dérive idéologique, pense encore que Paris est la clé d’Abidjan.
Ils ont cru que prendre un thé avec un Rothschild à Genève allait renverser les équilibres ivoiriens.
Ils ont pensé que flâner dans les couloirs du Parlement européen ferait trembler
Yamoussoukro
Ils murmurent que le discours du Président du 6 août prochain serait influencé par les soupirs de Macron.
Non, messieurs. Ce temps est révolu.
La Côte d’Ivoire n’est plus un terrain de jeu diplomatique pour vieilles élites parisiennes.
Ce pays a grandi, et son peuple aussi.
Les fantômes du néocolonialisme ne dictent plus la marche du destin ivoirien.
Ils se disent “intellectuels”, mais n’ont plus d’intelligence politique.
Ils croient encore que la France dicte l’avenir de l’Afrique, alors que même Paris ne sait plus où elle va. Ils espèrent que l’Union européenne, engluée dans ses propres crises, viendra imposer
un candidat parachuté à un peuple ivoirien de plus en plus éveillé, jeune, souverain, pragmatique.
Cette “élite” n’a pas compris que le monde a changé. Ce qu’elle appelle “international”, c’est un cache-misère pour un projet politique creux, hors-sol, incapable d’émouvoir même les plus crédules.
Ironie de l’Histoire : au cœur même du vieux temple de leur idéologie, un prophète incompris, lors d’une réunion à la Maison du
Pdci, avait tenté de les alerter :
« Si vous voulez survivre, choisissez un candidat d’ici, un homme de terrain, pas une figure d’affiche venue de Londres ou de Genève. »
Ils ont ri.
Ils ont ignoré.
Ils vont chuter.
Face à cette manigance, l’État ivoirien a su :
Mettre en place un système de contrôle des parrainages,
Anticiper les fraudes via les outils numériques et l’ONECI
Laisser faire… pour mieux documenter, puis mieux disqualifier.
Le piège s’est refermé.
L’opération pirate du PDCI RDA est morte dans l’œuf.
La loi a triomphé.
Le PDCI RDA, en panne de vision, a tenté une opération de contournement électoral. Entre suspension de façade à la CEI et création d’un réseau parallèle de parrainage illégal,
il a montré sa perte de repères institutionnels et son refus du jeu démocratique loyal. Pire : il a révélé son espoir vain que des puissances étrangères puissent encore peser sur la souveraineté
ivoirienne.
Mais cette époque est révolue.
Le peuple n’est plus dupe.
L’État n’est plus faible.
Et la démocratie ivoirienne, contrairement à ses opposants, tient debout.
Conclusion : Ils ont voulu forcer la main de la République avec des outils de 1960.
Mais 2025 n’est pas 1960.
La Côte d’Ivoire n’est plus un protectorat moral d’une capitale étrangère.
Leur temps est passé.
Le rideau tombe.
Et le peuple regarde ailleurs.