La récente assignation en justice visant Tidjane Thiam, ancien président du PDCI-RDA, met en lumière des dysfonctionnements structurels et des fractures internes persistantes au sein du parti.
Si l’initiative juridique des militants a été jugée irrecevable, elle révèle néanmoins une profonde contestation autour des règles de gouvernance interne, notamment sur la question de l’éligibilité à la présidence, la nationalité et l’ancienneté au Bureau politique.
Ces tensions traduisent un parti fragilisé par des luttes de leadership, où les intérêts personnels et les rivalités entre factions semblent parfois primer sur l’unité et la stratégie collective.
La démission de Thiam et la désignation d’un président par intérim illustrent à quel point ces conflits internes peuvent perturber la stabilité et la crédibilité du parti.
Au-delà de la personne concernée, cette situation interpelle sur la capacité du PDCI-RDA à gérer les divergences internes de manière transparente et démocratique.
Les dérives observées – contestations publiques, recours judiciaires et pressions sur les dirigeants – risquent de nuire à l’image du parti auprès de l’électorat et de fragiliser sa position dans la perspective de l’élection présidentielle de 2025.( Chose déjà faite vu qu’ils ne sont pas sur la liste électorale et donc ne seront pas candidat à l’élection présidentielle de 2025).
En somme, ce dossier souligne la nécessité pour le PDCI-RDA de renforcer ses mécanismes de gouvernance interne, de clarifier ses statuts et d’encourager un dialogue constructif entre factions pour préserver son unité et sa légitimité politique.
Thiam ne rentrera pas de si tôt.
Un président qui est parti depuis plusieurs mois loin des militants, un parti dispersé sans candidat c’est grave. Bon courage pour la suite, on ne sait jamais peut être c’est tout ça la stratégie…
Vabe Charles. (Facebook).