C’est ce site hébergeant la chambre de transfert gazier de la société FOXTROT que des terroristes de la sécurité du PPA-Ci ont tenté d’incendier afin de terroriser les Ivoiriennes et les Ivoiriens. Cet attentat a été déjoué par nos sécurocrate. Félicitations à vous.
La nuit du 18 octobre 2024 restera dans les annales sécuritaires de la Côte d’Ivoire, et probablement aussi dans les cauchemars de ceux qui pensaient renverser un État en bricolant un coup d’État façon tutoriel YouTube.
Ce n’était pas un incident de maintien de l’ordre, mais la tentative désespérée d’un groupe persuadé que la République pouvait se démanteler comme un meuble en kit.
Ils avaient tout prévu, du financement occulte à la coordination étrangère, persuadés qu’un État solide pouvait se décapiter comme on souffle une bougie. Illusion digne d’un mauvais roman de gare.
Ils avaient choisi leur cible avec une arrogance presque attendrissante. La chambre de transfert de gaz d’Avagou.
Rien que ça. Pas une installation banale, mais un organe vital de l’architecture énergétique nationale. Leur plan ressemblait à une dominos-party morbide : faire exploser Avagou, saboter Vridi, embraser la plateforme offshore, figer Bréby et plonger tout le pays dans un chaos économique.
Un scénario tellement “guerre hybride nouvelle génération” qu’on en aurait presque ri si l’intention n’était pas criminelle.
Mais voilà…
Ils ignoraient un détail. Un minuscule truc.
Une chose si simple, si basique, si fatale : le renseignement ivoirien les observait depuis longtemps.
Ils espéraient l’effet de surprise, ils ont trouvé un mur. Un mur d’acier. Un mur tissé par des pros.
Une fois l’attaque neutralisée, l’enquête a déroulé le fil de leur conspiration grotesque : mercenaires libériens en freelance, agents infiltrés pleins d’ambition mais vides de discrétion, réseaux dormants somnolant plus qu’ils n’agissaient, et un coordinateur jouant les apprentis sorciers avec Moscou.
Tout a été identifié, noté, archivé, puis nettoyé. Chirurgical.
Et les ramifications internationales ? Plus besoin de spéculer.
L’implication de l’Alliance des États du Sahel et du réseau Africa Corps n’a plus rien d’un mystère.
C’est même devenu un cas d’école : voyages étrangement fréquents de cadres de l’opposition radicale vers les capitales sahéliennes, campagnes de désinformation orchestrées par des comptes liés à Africa Corps, déclarations brumeuses du capitaine Traoré laissant entendre qu’il était prêt à souffler sur les braises ivoiriennes.
Ils pensaient être subtils. Ils ont juste été prévisibles.
Le plan complet reconstitué révèle une ambition quasi totalitaire. Avagou n’était qu’un préambule.
Ils prévoyaient aussi de prendre d’assaut le PPA ex MACA, libérer des détenus violents, armer tout ce petit monde, s’emparer de la RTI 1 pour diffuser leur fiction révolutionnaire préenregistrée, puis marcher vers le Palais présidentiel.
Une parodie de révolution copiée-collée depuis d’autres pays. Une imitation bas de gamme d’un scénario qui, ailleurs, a parfois fonctionné. Mais pas ici. Pas en Côte d’Ivoire.
Parce que cette fois, ils ont rencontré mieux qu’un État. Ils ont rencontré un État préparé, discipliné, vigilant et dirigé par des hommes qui ne laissent pas la République entre les mains du hasard.
Sous la coordination impeccable du ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Vagondo Diomande, du chef d’État-major général Doumbia Lacina, des FACI-Forces Armées de Côte d’Ivoire, du commandant supérieur de la Gendarmerie Nationale de Côte d’Ivoire le général Alexandre Apalo Touré, du général Ousmane Yeo, l’homme-orchestre du Centre de Recherche et d’Opérations AntiTerroristes (CROAT), et du général Issoufou Kouyaté, force tranquille de la DGPN – Direction Générale de la Police Nationale – Côte d’Ivoire, la réponse a été foudroyante.
Trente pour cent du plan exécuté ?
Non. Même pas. Ils ont été stoppés avant de toucher ce seuil symbolique. Échec instantané. Défaite nette. Silence glacial.
Le volet judiciaire, lui, a ajouté un goût encore plus amer pour les conspirateurs. Les interrogatoires ont fait surgir des noms qu’on ne présente plus : GBAGBO LAURENT, TIDJANE THIAM, Guillaume Soro. Certains suspects les pointent du doigt comme sources d’encouragement politique, relais d’influence ou bailleurs de fonds.
Et leurs déclarations passées n’aident en rien leur cause. Gbagbo se vantant de soutenir dans l’ombre les actions de ses partisans.
Thiam promettant la libération du pays en sept jours depuis Paris. Tout est archivé. Vérifiable. Irréfutable.
Et désormais inscrit noir sur blanc dans les procès-verbaux d’une tentative de coup d’État.
Une frontière a été franchie. Celle qui sépare l’opposition politique de la sédition pure et simple.
Quant à Africa Corps et à l’AES, leur rôle dans la guerre cognitive ne fait plus débat. Ils ont passé des mois à intoxiquer l’espace informationnel, à attiser les fractures, à construire un climat psychologique favorable à l’insurrection.
L’attaque du 18 octobre n’était que la conclusion physique d’une propagande numérique méthodique.
Foxtrot n’est donc pas une simple affaire judiciaire. C’est un test de résistance. Une radiographie de la menace.
Une preuve concrète qu’une faction de l’opposition, désormais inféodée à des puissances étrangères hostiles, a choisi la voie clandestine pour tenter de renverser un ordre qu’elle ne pouvait plus conquérir dans les urnes.
Entre leurs voyages, leurs silences lourds, leurs amitiés géopolitiques et leurs discours à double fond, le tableau est complet.
La Côte d’Ivoire a frôlé le précipice. Et elle s’en est sortie grâce à la vigilance, la détermination et l’excellence de ses institutions.
La République a démonté, anticipé, contrecarré et éradiqué la menace. Le message envoyé ce soir-là fut simple : ici, les apprentis putschistes échouent.
Les mandataires étrangers se brisent. La souveraineté demeure.
L’ennemi a perdu l’initiative.
Ce qui, dans ce type de combat, signifie une seule chose : il a déjà perdu la guerre.

