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Côte d’Ivoire-AIP/Scène de joie au GATL à Abidjan, à l’arrivée des trois soldates ivoiriennes libérées au Mali.
Côte d’Ivoire-AIP/Scène de joie au GATL à Abidjan à l’arrivée des trois soldates ivoiriennes libérées au Mali.

Côte d’Ivoire-AIP/Scène de joie au GATL à Abidjan, à l’arrivée des trois soldates ivoiriennes libérées au Mali.

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Scène de joie au GATL à Abidjan, à l’arrivée des trois soldates ivoiriennes libérées au Mali. Soyez les bienvenues au bercail, la Côte d'Ivoire vous sera toujours reconnaissante.
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Le ministre, Fidèle Sarassoro, directeur de Cabinet du président de la République de Côte d'Ivoire SEM Alassane Ouattara.
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Le Général de corps d'armée Lassina Doumbia, Chef d'état-major général des armées de Côte d'Ivoire.

Côte d’Ivoire-AIP/Scène de joie au GATL à Abidjan, à l’arrivée des trois soldates ivoiriennes des forces spéciales libérées au Mali..

Trois des 49 soldats arrêtés au Mali ont été accueillis dans la joie samedi 3 septembre 2022 aux environs de 21 heures à la base militaire de l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan.

Arrivées à bord d’un vol spécial sur le Grumman présidentiel 4 en provenance de Lomé, en compagnie du ministre-directeur de cabinet du président de la République, Fidèle Sarassoro et du Chef d’état-major général des armées (CEMAG), le général Lassina Doumbia, les trois femmes du groupe à savoir Awa Bakayoko, Adèle Blédou Kanga et Sita Bamba ont reçu un accueil chaleureux et émouvant de la part de leur famille et camarades de promotion.

Des scènes de joie, des pleurs et des prières pour dire merci à Dieu ont marqué l’arrivée des trois femmes militaires arrêtées depuis le 10 juillet par la junte malienne au pouvoir.

Le ministre-directeur de cabinet du chef de l’Etat faisait le point de la médiation pour la libération de ces premiers soldats a salué le président togolais, Faure Gnassingbé pour son implication qui a abouti à ce résultat.

Il a exprimé sa reconnaissance au président de la République Alassane Ouattara qui mettra tout en œuvre, avec son homologue togolais, pour le retour des 46 autres soldats restant dans les jours à venir.

«Bien évidemment, nous sommes en attentes des 46 autres soldats.

Le Président Faure Gnassingbé nous a assuré qu’il continuera en étroite collaboration avec le président Alassane Ouattara poursuivre ses actions en vue de la libération très prochaine des 46 autres », a-t-il révélé se félicitant de la diplomatie pour la gestion de cette crise.

Le chef d’état-major général des armées, le Général Lassina Doumbia a promis les négociations vont se poursuivre pour la libération des 46 autres soldats pour restaurer la confiance entre les deux pays car de nouvelles questions sont apparues au cours de la résolution de ce litige.

Après avoir foulé le sol ivoirien, les soldates ont exprimé leur joie de retrouver leur terre natale plaidant pour le retour prochain de leurs camarades encore en détention.

La ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaines et de la Diaspora, Kandia Camara a également salué la médiation du président togolais qui a permis la libération des trois premiers soldats et les 46 autres dans un futur proche.

Dans un communiqué le procureur de la République du Mali, Samba Sissoko a souligné que le juge d’instruction en charge de la procédure a, sur avis favorable du parquet, accédé le 31 août 2022 aux demandes de remise en liberté formulées par trois des inculpés, les nommés Bakayoko Awa, Bamba Sita et Bledou Kangah et a ordonné mainlevée des mandats de dépôt décernés contre elles.

Affaire 49 militaires au Mali :Les soldates ivoiriennes sont là.

Il a ajouté que dans le respect des droits de la défense, les investigations continuent.

Depuis le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été interpellés à Bamako par les autorités maliennes qui disent les considérer comme des mercenaires.

Mi-août, ces militaires ont été inculpés pour ” Atteinte à la sûreté extérieure du Mali” et placés sous mandat de dépôt.

Face à ces accusations, la Côte d’Ivoire s’est indignée et s’est inscrite en faux affirmant que ses soldats étaient présents en territoire malien dans le cadre d’une mission régulière de maintien de l’armée paix.

(AIP) bsp/tm

Militaires ivoiriens détenus au Mali : libération de trois soldates "à titre humanitaire"

Le chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le général Lassina Doumbia, s'adresse aux proches des 49 soldats ivoiriens détenus au Mali, à Abidjan, le 3 août 2022.
Le chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Lassina Doumbia, s’adresse aux proches des 49 soldats ivoiriens détenus au Mali, à Abidjan, le 3 août 2022. © Sia Kambou, AFP

« Je vous annonce la bonne nouvelle : À titre humanitaire, le Mali a libéré les trois femmes du contingent de 49 militaires ivoiriens », a déclaré le diplomate malien sous couvert d’anonymat.

Le 10 juillet, 49 soldats ivoiriens en tenue militaire, mais non armés, débarquent à Bamako d’un avion de la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, un autre appareil transportant leurs armes.

Ils sont aussitôt interpellés et interrogés sur les raisons de leur présence au Mali, n’ayant « ni ordre de mission, ni autorisation » pour y être, selon les autorités maliennes.

Le chef de l’État ivoirien a aussitôt demandé la libération de ses soldats, qui, selon lui, ont été injustement arrêtés.

Abidjan assure que ces soldats étaient en mission pour l’ONU, dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et exige leur libération.

Les 49 soldats ont été inculpés mi-août par la justice malienne, notamment pour « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État » et écroués.

« Manquements et incompréhensions » 

Lors de la conférence de presse de samedi, le ministre directeur de cabinet à la présidence ivoirienne, Fidèle Sarassoro, est revenu sur ces interpellations.

« La République de la Côte d’Ivoire déplore que des manquements et des incompréhensions aient été à l’origine de cet événement fortement regrettable », a-t-il souligné.

La République de Côte d’Ivoire, soucieuse de maintenir des relations de bon voisinage avec le Mali, s’engage à respecter les procédures des Nations unies ainsi que les nouvelles règles et dispositions maliennes édictées, relatives au déploiement des forces militaires au Mali », a-t-il ajouté.

Enfin, « afin d’aplanir les divergences existantes et de contribuer ainsi à la préservation de la paix et de la stabilité dans la sous-région, la République de Côte d’Ivoire s’engage à poursuivre de manière transparente et constructive avec le Mali, les échanges et les discussions sur tous les sujets d’intérêt commun », selon lui.

Dans ce dossier, l’ONU avait reconnu des « dysfonctionnements », dans une note adressée au gouvernement malien, et admis que « certaines mesures n’ont pas été suivies ».

« La Minusma note que les éléments ivoiriens ont été déployés à Sénou (Bamako) pour assurer la sécurité à la base des NSE allemands dans cette même localité, au lieu de Tombouctou (nord) où est basé le contingent ivoirien de la Minusma », est-il notamment expliqué.

Plusieurs médiations sont en cours pour obtenir leur libération, dont celle du Togo et de leaders religieux maliens.

Cette affaire illustre les tensions entre le Mali et la Côte d’Ivoire, accusée par Bamako d’avoir incité ses partenaires ouest-africains à durcir les sanctions contre les militaires maliens auteurs de deux coups d’État depuis 2020, sanctions finalement levées début juillet.

Avec AFP