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Côte d’Ivoire. Législatives. Des comités de veille pour « Zéro perte en vie humaine ».
Côte d'Ivoire. Législatives. Des comités de veille pour "Zéro perte en vie humaine"

Côte d’Ivoire. Législatives. Des comités de veille pour « Zéro perte en vie humaine ».

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Côte d'Ivoire. Législatives. Des comités de veille pour "Zéro perte en vie humaine".

Il est temps que la Côte d’Ivoire tourne définitivement la page des violences électorales, après les tristes événements des élections présidentielles de 1995, de 2000, de 2010-2011, des municipales de 2018, et des 85 morts d’octobre 2020. Pour Coulibaly Seydou Sielhé, médiateur délégué des régions du Poro, de la Bagoué et du Tchologo, trop, c’est trop.

Il a décidé, à l’occasion de l'échéance électorale des législatives, d’organiser une formation des Comités de veille et de la cohésion sociale (CVCS) à la sensibilisation pour des élections législatives apaisées dans ces trois régions.

A cette fin, une formation a été organisée le samedi 27 février 2021 à Korhogo, avec la participation du président et du secrétaire général ainsi que d’un membre féminin des Comités des localités de Korhogo, Dikodougou, M’bengué, Sinématiali, Ferkessédougou, Ouangolodougou, Kong, Boundiali, Kouto et Tengrela.

La trentaine de participants a réfléchi sur le code de bonne conduite élaboré par les partis politiques, la culture de la paix, le renforcement de la cohésion sociale, la sensibilisation pour des élections législatives apaisées et une stratégie commune de mise en œuvre des activités et recommandations issues de la séance de formation.

Charge à ces personnes de répercuter le message aux 300 autres membres des 10 comités départementaux de veille et de la cohésion sociale et ce, à raison de 30 membres par comité.

« L’éducation politique de notre peuple n’existe pas. Notre peuple est un peu comme une feuille morte au gré du vent (…) Ce sont les hommes politiques qui doivent moduler leur comportement (…) Qu’on ne dise pas des paroles qui vont conduire les populations à des affrontements », conseille le médiateur délégué.

Il a invité les uns et les autres à méditer sur les conséquences de la violence du scrutin présidentiel d’octobre dernier : « Ceux qui en ont été les auteurs sont en prison et les hommes pour lesquels, ils sont allés à la violence sont en liberté (…) Qui a des enfants dont la scolarité est prise en charge par des hommes politiques ?

Qui a une maison qui a été construite par un homme politique ? », a mis en garde Coulibaly Seydou Sielhé.