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Côte d’Ivoire : une technologie de transformation de la banane trop mure en semoule créée par des chercheurs ivoiriens.
Côte d'Ivoire : une technologie de transformation de la banane trop mure en semoule créée par des chercheurs ivoiriens.

Côte d’Ivoire : une technologie de transformation de la banane trop mure en semoule créée par des chercheurs ivoiriens.

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Côte d'Ivoire : une technologie de transformation de la banane trop mure en semoule créée par des chercheurs ivoiriens.

Des chercheurs ivoiriens en valorisation des bioressources de l’Université Nangui Abrogoua, ont mis sur pied une technologie innovante de transformation de la banane plantain trop mûre en semoule, afin de réduire les pertes post-récoltes. Les résultats de ces travaux, menés dans le cadre du projet ‘’diffusion d’une technologie de transformation de la banane plantain sénescente en semoules’’ financé par le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Africoles (FIRCA) à travers le Fonds Compétitif pour l’Innovation Agricole Durable (FCIAD), ont été présentés ce mardi 10 aout 2021, à l’occasion de l’ouverture des journée promotionnelle des semoules à base de banane plantain sénescente (trop mûre).

Félicitant l’équipe de recherche, Pr Kobéa Arsène, Directeur de cabinet du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a indiqué que « ce projet rentre parfaitement dans la vision du gouvernement de la Côte d’Ivoire de transformer tout ou une partie des productions agricoles. Cela constitue une des conditions de notre marche résolue vers l’émergence de notre pays.»

« Valoriser la banane trop mûre bonne pour la décharge apporte une plus value aux producteurs et lutte efficacement contre la pauvreté au sein de la communauté des producteurs.

Cela permet de démontrer le savoir et le savoir-faire de l’université par la valorisation des produits de recherches permettant ainsi l’ouverture des universités sur le monde socio-économique » a-t-il ajouté, se réjouissant du fait que la technologie ait été transférée aux acteurs.

En effet, sur la base dudit projet, la technologie a été transférée à des acteurs de la filière banane plantain.

Trois unités de production de ces semoules ont été installées à Abengourou, Toumodi et Daloa au profit de trois sociétés de coopératives ou groupements bénéficiaires qui ont été formés à la technique de fabrication de ces semoules et à la gestion de leur production.

« Cette technologie innovante vient à point nommé en apportant des solutions concrètes aux énormes pertes post-récoltes auxquelles sont confrontées les producteurs et les acheteurs de cette filière.

Cela démontre que nos universités peuvent contribuer efficacement au bien-être des populations si les moyens sont mis à leur disposition. J’invite l’équipe du projet à installer une unité de transformation dans le district des Montagnes, grand producteur de banane plantain » a plaidé Albert Flindé, Ministre-gouverneur de la région des montagnes.

Pour le FIRCA, représenté par Mme Nianzou Colombe, la problématique était de trouver des moyens d’améliorer les revenus des producteurs de bananes et encore la qualité des produits transformés.

« Nous sommes fiers d’accompagner l’équipe à la présentation de ces résultats et nous invitons les bénéficiaires à s’approprier le projet et l’équipe à continuer à chercher des solutions pour le bien être des populations de Côte d’Ivoire » s'est-elle réjouit.

Quant au président de l’université, Tano Yao, il a révélé que le projet présenté fait partie des cinq projets pour lesquels l’université Nanguy Abrogoua a obtenu un financement du FCIAD dans divers domaines de recherche.

Ce qui témoigne, à l’en croire, « de la grande productivité scientifique des Enseignants-chercheurs et chercheurs de l’institution mais également du sérieux que ceux-ci mettent dans la conception et l’exécution de projets. Ils ont fait la fierté de notre institution en contribuant à la résolution d’un problème important de société.»

Il a par ailleurs plaidé pour « un appui aux bénéficiaires de la technologie pour sa promotion en vue de la faire connaître et adopter par la population''.
Coordonateur du projet, le Professeur titulaire de biochimie et technologie alimentaire Gonnety Tia Jean et son équipe de recherche Valorisation des bioressources (ValBiores) du laboratoire de biocatalyse des bioprocédés ont mené plusieurs travaux pour améliorer la durée de conservation du plantain à l’état vert, la transformation du plantain à l’état vert et à l’état mur et fait un inventaire des mets traditionnels à base de plantain.

L’équipe, également composée du Pr. Tano Kablan, du Dr Djina Yves, du Dr. N’guessan Akissi Arlette et du Dr. Assemien Féline Laurenza, a découvert le Mbahou à Abengourou, un met traditionnel à base de plantain dont la durée de conservation était tout aussi courte (2 à 3 jours).

Sur cette base, ils ont entrepris des travaux pour la maîtrise du brunissement, l’amélioration de la qualité de la pâte pour une bonne aptitude technologique et la stabilisation du produit. Ce qui a conduit à une thèse de doctorat en janvier 2019.

Cette nouvelle technologie ivoirienne a été brevetée à l’Organisation Africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) sous le numéro 19390.