preloader

Article

Coup de tonnerre : Démantèlement du cartel de drogue de San Pedro et d’Abidjan.
Coup de tonnerre : Démantèlement du cartel de drogue de San Pedro et d’Abidjan.

Coup de tonnerre : Démantèlement du cartel de drogue de San Pedro et d’Abidjan.

a2584673-8269-4037-9271-4fb6089e32d0
Démantèlement du cartel de drogue de San Pedro et d’Abidjan_06062022_1
jad20220427-conf-civ-cocaine-02-592x296-1651135890
jad20220427-conf-civ-cocaine-03-767x1024
capture-decran-2022-04-27-a-172019
Le Procureur de la République Adou Richard et le Directeur Général de la Police le Général Youssouf Kouyaté.

Coup de tonnerre : Démantèlement du cartel de drogue de San Pedro et d’Abidjan.

 » Tout est parti d’une « vulgaire » plainte d’une prostituée. Louée pour ses services, à la suite de malentendus avec ses clients, elle est tabassée. Le lendemain elle va porter plainte dans un commissariat de Koumassi.
Les policiers se rendent compte que l’adresse où le forfait a été commis est référencée sous plusieurs personnes.
Des ivoiriens, des espagnols, des colombiens et des Libanais.
Bizarre !

Enquête et descente sur les lieux de la Police, ils découvrent que la maison est alors une planque de stocks de drogue.

Les enquêtes les mènent à San-Pedro, ils découvrent alors les ramifications tentaculaires de ce qu’on va appeler « Le cartel de San-Pedro« .

Arrestation de plusieurs personnes, des ivoiriens, des marocains, des libanais, des espagnols, colombiens, portugais, brésiliens et nigérians.
Puis une saisie de 02 tonnes qui étaient (pour la grande part) destinées à partir en Europe.

La CI n’était qu’un pays de transit.

Mais pour l’État ceux-ci avaient un réseau bien implanté en Côte d’Ivoire.

Les enquêtes lui donnent raison.

Les téléphones et les carnets parlent.

Ainsi une seconde vague d’arrestation a lieu :

– Des policiers ivoiriens chargés de les couvrir et donner des informations
– Plusieurs Opérateurs économiques
– Un cadre de la CIE qui avait un rôle de couverture et de transport en utilisant les voitures de sa compagnie, vu que la police ne fouillerait pas ces véhicules.

Et ce n’est pas fini, la cellule chargée de l’enquête a plusieurs autres personnes dans le viseur.

D’autres hommes d’affaires d’envergure, des policiers, des hauts fonctionnaires et un très haut gradé populaire et bien connu. »

JEAN LOUIS GAYENDET

Côte d’Ivoire : nouvelles révélations sur la saisie record de deux tonnes de cocaïne

Après la découverte d’une importante cargaison de drogue à Koumassi et à San Pedro, les autorités mettent au jour les ramifications d’un réseau international qui a fait de la Côte d’Ivoire une véritable plaque tournante.

Arrestation de l’Espagnol Miguel Angel Devesa Mera, l’un des responsables présumés du réseau © DR

Les faits exacts se font plus précis et on y voit désormais plus clair.

Le vendredi 15 avril, à 11 h 47, la Direction de la Police des Stupéfiants et des Drogues (DPSD) a été informée par le commissariat de police du XXème arrondissement de Koumassi de la découverte de 48 plaques de cocaïne dans un appartement de Koumassi Sopim.

L’enquête ouverte par la DPSD a permis de saisir dans le même appartement 97 autres plaques, soit un total de 145, ainsi que du matériel servant au conditionnement de la drogue.

L’exploitation d’indices laissés sur les lieux a permis de se diriger vers San Pedro, où un nouveau stock a été saisi, le 21 avril, portant le bilan à 2,057 tonnes.

Surtout, les enquêteurs ont pu identifier et interpeller les principaux membres du réseau, dont les Espagnols Picabea Carnes Aitor et Miguel Angel Devesa Mera.

C’est au domicile de ce dernier, âgé de 51 ans et officiellement directeur financier, que la saisie de San Pedro a eu lieu.

Également arrêté, l'Espagnol Picabea Carnes Aitor ferait également partie du réseau de trafic de stupéfiants © DR
Également arrêté, l’Espagnol Picabea Carnes Aitor ferait également partie du réseau de trafic de stupéfiants © DR

Parmi ses lieutenants, figurent Gustavo Alberto Valencia Sepulveda, de nationalité colombienne, interpellé à Koumassi et José Maria Muniz Cadabal, un Espagnol de 47 ans.

Ce dernier, connu sous le pseudonyme de « Virus » par les services français et espagnols, fut impliqué dans une tentative de transbordement de drogue au large du Golfe de Guinée à bord d’une embarcation dénommée « La civelle », appartenant à la société de Devesa Mera. Helbert Perez Garcia dit « Hector », un autre Colombien, a également été arrêté, ainsi que deux Ivoiriens.

Le premier se nomme Koné Dramane. C’est lui qui a géré la location de l’appartement et de la villa abritant la cocaïne et qui s’est procuré le matériel de conditionnement. Le rôle du second, César Ouattara, est plus flou.

Tout juste sait-on qu’il était très proche de Devesa Mera, qu’il était présent sur les lieux à Koumassi et qu’il a fui lors de l’arrestation de ce dernier pour se rendre à San Pedro, où il a été arrêté.

D’autres interpellations sont en cours alors que les investigations, suivies de très près par le général Youssouf Kouyaté, directeur général de la police nationale, se poursuivent.

Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si ce réseau est également impliqué dans la saisie de 5,5 tonnes de cocaïne au Cap-Vert la semaine dernière.

Le procureur Richard Adou et le général Youssouf Kouyaté, directeur général de la police nationale © DR
Le procureur Richard Adou et le général Youssouf Kouyaté, directeur général de la police nationale © DR