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Dossier-voie périphérique d’Abidjan : l’autre solution du chef de l’état pour réduire les embouteillages.
Dossier-voie périphérique d'Abidjan : l'autre solution du chef de l'état pour réduire les embouteillages.

Dossier-voie périphérique d’Abidjan : l’autre solution du chef de l’état pour réduire les embouteillages.

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Dossier-voie périphérique d'Abidjan : l'autre solution du chef de l'état pour réduire les embouteillages.
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Dossier-voie périphérique d'Abidjan : l'autre solution du chef de l'état pour réduire les embouteillages.

Lentement mais surement, les travaux avancent. De jour comme de nuit, des hommes et des femmes sont à pied d’œuvre pour construire la voie périphérique d’Abidjan communément appelée « Y4 ». Les travaux de construction de la « Y4 »,  longue de 26,5  kilomètres,  se subdivisent en deux sections.

La première section (lot 4)  prévoit la  construction d’une  route de 2×2 voies qui part du Boulevard de France redressé, traverse le boulevard Mitterrand pour aboutir au carrefour de la route d’Alépé sur une longueur de 14,2 kilomètres.

La deuxième section (lot 5) verra également la construction d’une autre route de 2×2 voies partant de la route d’Alépé jusqu’au stade d’Ebimpé sur une longueur de 13,1 kilomètres avec un terre plein central de 12 mètres.

Ce vaste projet vise à décongestionner le centre-ville d’Abidjan. En effet, il est connu de tous  que le trafic au centre d’Abidjan est fortement congestionné à cause du nombre élevé des véhicules et du mode d’urbanisation qui oriente toutes les voies primaires vers le centre et le port d’Abidjan.

Pour aller d’un quartier à un autre, les usagers sont obligés de transiter par le centre-ville.

Ce qui surcharge inutilement lesdites voies, provoque de fortes pollutions de l’air liées au dégagement des gaz d’échappement, ralentit les activités économiques de la ville d’Abidjan et impacte négativement la compétitivité du premier port ivoirien.

Le projet permettra donc de mettre en œuvre la politique de désengorgement de la capitale économique en facilitant la mobilité des populations. Il fait partie de la Composante 1 du Projet de transport urbain d’Abidjan (PTUA), à savoir la mise en place des infrastructures.

87,9 km de voies urbaines rapides à aménager

Le projet de transport urbain d’Abidjan a été conçu en vue d’améliorer les difficiles conditions de vie des populations abidjanaises.

En effet, avec l’effet combiné de l’accroissement démographique, de la forte croissance du parc automobile et le déclin des systèmes de transport public, le réseau de voirie et le système de contrôle du trafic se sont révélés inadaptés pour assurer l’écoulement d’un trafic de plus en plus important.

Le projet porte sur l’aménagement de 87,9 km de voies urbaines rapides, d’un pont de 1 400 mètres, de six échangeurs, la réhabilitation des feux tricolores de 89 carrefours, l’évaluation de la qualité de l’air, la gestion des déchets urbains ainsi que le renforcement des capacités existantes en matière de régulation de la circulation, de planification urbaine, d’amélioration des recettes locales, de sécurité routière et de protection des écosystèmes naturels.

Initialement, il était prévu pour être  réalisé de mars 2017 à décembre 2021.  Pour diverses raisons, il a connu un retard.

Cependant les travaux ont été lancés et se poursuivent. D’ailleurs  le jeudi 20 octobre 2022, Amedé Kouakou, ministre  de l’Equipement et de l’Entretien routier, qui avait à ses côtés Fabrice Coulibaly, directeur général de l’Ageroute, était sur le terrain pour s’imprégner de l’état d’avancement des travaux de la « Y4 ».

A cette occasion, il a exhorté les différentes entreprises chargées des travaux à plus de célérité pour livrer l’ouvrage dans le délai.

Au cours de la visite du chantier  de cette autoroute en construction, le ministre a interpellé l’une des entreprises.

« Nous ne sommes pas satisfaits non seulement de l’état d’avancement des travaux, mais aussi de la qualité des travaux réalisés », a-t-il martelé à l’endroit des responsables de l’entreprise en question.

Il  a confié avoir donné à cette entreprise un délai pour que soient corrigées la période d’exécution mais aussi la qualité des travaux.

«  Nous attendons donc que les délais soient respectés et que la qualité des travaux soit irréprochable », s’est-il exprimé à la fin de la visite.

Ce vaste projet, à terme,  permettra d’améliorer la fluidité du trafic, de réduire les accidents de la route, de renforcer la gestion urbaine, d’améliorer la qualité de l’air, d’augmenter les revenus des ménages, de valoriser les déchets, de réduire les gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de vie des populations.

Des millions de personnes impactées

L’objectif sectoriel du projet est de mettre en place une infrastructure de transport pour renforcer les fonctions urbaines, améliorer la qualité de vie, faciliter les activités économiques en offrant une meilleure mobilité et un cadre de vie sain.

Son objectif spécifique vise à améliorer le désenclavement des zones d’activités économiques,  les conditions de vie des populations et  le renforcement des capacités de la gestion urbaine de la ville d’Abidjan.

Le projet bénéficiera à toute la population d’Abidjan estimée à 4.707.404 habitants intramuros (pêcheurs, agriculteurs, associations féminines, usagers de la route, transporteurs, élèves, commerçants, fournisseurs, entrepreneurs, bureaux d’ingénieurs conseils et opérateurs de transport) ainsi qu’aux structures étatiques et locales, notamment,  les mairies des communes d’Abidjan et leurs services techniques,   les femmes impliquées dans les activités de transformation, valorisation et commercialisation du poisson, du porc et de l’attiéké,  les agents des ministères techniques,  du Plan et du Développement,  de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant ;  des Infrastructures économiques,  de l’Environnement, de la Salubrité urbaine et du Développement durable,  des Transports,  des Ressources animales et halieutiques, de l’Intérieur et de la sécurité ; et de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. Les bénéficiaires indirectes sont les populations de Côte d’Ivoire, des pays de l’hinterland et de façon plus élargie, les pays ouest-africains.

Thiery Latt (Source Ageroute)    Le Patriote