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Fin du Statut de réfugié ivoirien : La Côte d’Ivoire est redevenue stable.
Fin du Statut de réfugié ivoirien : La Côte d’Ivoire est redevenue stable.

Fin du Statut de réfugié ivoirien : La Côte d’Ivoire est redevenue stable.

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La ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora, Kandia Camara.
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Le HCR déclare «la cessation» du statut de réfugiés pour les citoyens de la Côte-d’Ivoire.

Fin du Statut de réfugié ivoirien : La Côte d’Ivoire est redevenue stable.

Fin du Statut de réfugié ivoirien : La Côte d’Ivoire est redevenue stable.

C’est la fin du statut de réfugié ivoirien dès jeudi 30 juin 2022, a annoncé, lundi 20 juin, à Abidjan, la ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora, Kandia Camara, promettant “un accompagnement” aux 13 mille réfugiés ivoiriens encore à l’étranger.

Fin du Statut de réfugié ivoirien : 13 mille réfugiés ivoiriens mis en difficulté

Mme Camara a proclamé la mise en œuvre de la clause de cessation du statut de réfugié ivoirien, lors de la célébration officielle de la 22ème journée mondiale du réfugié, autour du thème, « Toute personne a droit à la sécurité », doublée de l’annonce de la fin du Statut de réfugié ivoirien, rapporte l’agence ivoirienne de presse ce lundi.

« Cette cérémonie marque d’un sceau indélébile, la fin d’un processus et confirme au monde entier la stabilité retrouvée de la Côte d’Ivoire », a-t-elle déclaré, en présence du Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, du Président Alassane Ouattara et du Vice-président, Koné Meyliet Tiémoko.

La fin du statut de réfugié ivoirien intervient suite à un processus initié en 2011, par le Président Alassane Ouattara, qui a abouti à la signature des accords tripartites entre la Côte d’Ivoire et les pays accueillant des réfugiés ivoiriens à la suite de la crise post-électorale, à savoir le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Mali, la Mauritanie et le Togo, et le HCR, « pour aboutir à l’adoption d’une feuille de route sur les solutions durables à la situation des réfugiés ivoiriens », a-t-elle poursuivi.

Plusieurs actions menées par le Gouvernement ivoirien, depuis lors, ont milité en faveur de l’adoption de la fin du statut de réfugié pour les ivoiriens.

Parmi ces actions, l’on note l’adoption de la loi d’amnistie en décembre 2018, le lancement du dialogue politique avec l’opposition en décembre 2020, le retour de dirigeants de l’opposition de premier plan depuis février 2021, notamment de l’ex-président Laurent Gbagbo.

Sur plus de 350 mille ivoiriens ayant quitté le pays en raison des crises post électorales, 325 mille ont trouvé refuge dans les pays régionaux et 310 mille sont rentrés en Côte d’Ivoire. Reste environ 12 à 13 mille dans les pays d’accueil.

Ils feront l’objet d’accompagnement afin d’acquérir des documents administratifs pour la résidence permanente dans ces pays d’accueil, a indiqué M. Filippo Grandi, pour qui « l’exemple de la Côte d’Ivoire est un modèle à suivre dans le monde ».

Au nom du président de la République, Koné Meyliet Tiémoko a assuré le HCR de la disponibilité du Gouvernement à poursuivre les actions en faveur d’une intégration des exilés rentrés au pays.

Il a garanti de la continuité des efforts de l’Etat pour la protection des réfugiés et la lutte contre l’apatridie.

La clause de cessation du statut de réfugié ivoirien est officiellement recommandée par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), lors de la 72ème session de son Comité exécutif, tenu du 4 au 8 octobre 2021.

L’on dénombre actuellement en Côte d’Ivoire 2.234 réfugiés étrangers, selon la Direction d’aide et d’assistance aux réfugiés et apatrides (DAARA).

Le HCR déclare «la cessation» du statut de réfugiés pour les citoyens de la Côte-d’Ivoire.

Sur environ 350 mille réfugiés ivoiriens, 96% ont regagné la Côte d’Ivoire.

Le HCR déclare la cessation du statut de réfugié ivoirien

Lassaad Ben Ahmed

Le Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré lundi à Abidjan, la cessation du statut des réfugiés ivoiriens à partir du 30 juin 2022.

Filippo Grandi a fait cette déclaration au cours de la Journée mondiale du réfugié organisée à Abidjan, en présence du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, à qui il a rendu hommage.

« Vous avez proposé vous-même d’entamer ce processus, il y a quelques années.

Un processus qui a été rendu possible par de multiples facteurs, essentiellement, ici en Côte d’Ivoire.

Le rétablissement de la paix et de la stabilité, les efforts de réconciliation nationale et le développement économique que vous avez guidé », a déclaré Filippo Grandi.

Il a aussi rendu un hommage au Ghana, à la Guinée, au Libéria, au Mali, à la Mauritanie et au Togo pour la coopération renforcée et pour avoir joué un « rôle indispensable dans l’accueil de réfugiés ivoiriens ».

« Au pic de l’exil, il y avait plus que 350 000 réfugiés ivoiriens dans le monde dont 325 000 dans la région. De ces 325 000 qui ont fait l’objet de la feuille de route, 310 000 sont rentrés maintenant, soit 96%.

Il y a encore quelques milliers qui vont rentrer dans les semaines qui suivent.

Il en reste à peu près 12 et 13 mille dans les pays d’asile qui vont faire l’objet de mesures de régularisation, octroi de passeport, naturalisation…», a-t-il souligné.

«Il est important que ceux qui ne souhaitent pas rentrer, pour des raisons personnelles, des mesures de régularisation soient prises », a-t-il souhaité.

Le Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, s’est dit, en outre, préoccupé par la situation au Burkina Faso, appelant la communauté internationale à multiplier les efforts pour stabiliser la situation à l’intérieur du pays.

«Je voudrais exprimer ma profonde préoccupation pour la situation au Burkina.

J’en ai brièvement parlé au président de la république [Alassane Ouattara], qui m’a dit que tout est mise en œuvre, pour que le dialogue avec le Burkina continue.

Pour qu’on essaie d’aider le pays à se stabiliser. Mais la situation reste très préoccupante», a-t-il souligné.

«J’ai visité le Burkina Faso, il y a deux ans, et déjà à l’époque, il y avait 600 000 déplacés internes.

Il y a maintenant presque deux millions, dans un petit pays, c’est vraiment tragique.

Bien sûr.

Avec la situation qui empire, on voit de plus en plus de burkinabè qui essaient de sortir du pays, pour aller dans les pays voisins, notamment en Côte d’Ivoire.

Ce n’est pas un mouvement massif.

Mais il faut faire attention, il faut aider ces gens, il faut aussi multiplier les efforts pour stabiliser la situation à l’intérieur du pays», a déclaré Filippo Grandi.

Pour rappel, les 350 000 réfugiés ivoiriens avaient fui le pays pendant la crise postélectorale de 2011 et après la chute du président Laurent Gbagbo, dont la plupart serait ces partisans.

Avec Anadolu agence