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Lutte contre le racket : Ange Kessi surprend des agents avec des billets de banque vert et rouge…
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Lutte contre le racket : Ange Kessi surprend des agents avec des billets de banque vert et rouge…

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Lutte contre le racket : Ange Kessi surprend des agents avec des billets de banque vert et rouge....
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Lutte contre le racket : Ange Kessi surprend des agents avec des billets de banque vert et rouge…

Le Commissaire du gouvernement Ange Kessi (en blanc) échange avec des agents à un corridor

 

Le Commissaire du gouvernement, Ange Kessi, est vraiment déterminé à lutter contre le racket sous toutes ses formes.

Monté récemment à bord d’un ‘’gbaka’’ pour traquer les agents racketteurs à l’ouest et au sud-ouest du pays, il a changé de stratégie lorsqu’il a pris la route de l’est, en direction d’Agnibilekrou.

Sur son trajet, il a pu observer le comportement des forces de l’ordre d’Azaguié à Agnibilekro en passant par Sankadiokro, Zamaka, Zinzenou etc.

« Je ne suis pas descendu durant le trajet sinon ma présence aurait été signalée à tous », explique-t-il.

Ange Kessi accompagné de 2 agents de l’unité de lutte contre le racket

Flanqué pour la circonstance de deux agents de l’unité de Lutte Contre le Racket(Ulcr), le sergent-chef de police DK et le mdl/chef KR, il a remarqué une patrouille de gendarme entre le péage de TOMMASSET et le carrefour d’Agboville.

« En ces lieux, je voyais descendre les apprentis de trois gros camions qui se dirigeaient vers le motard, en courant.

Le motard ouvrait et refermait leurs pièces et l’apprenti repartait en toute vitesse. Cette vision théâtrale m’a totalement sidéré.

On peut faire ça ? », s’interroge-t-il, avant de recommander aux agents anti racket de filmer la scène depuis la voiture.

Grâce aux agents anti racket, ces motards ont pu être identifiés et « seront convoqués la semaine prochaine pour s’expliquer pourquoi au lieu d’aller vers le véhicule, ce sont les apprentis qui descendent vers eux. Ils ont violé une consigne ».

« Même action, même réaction au corridor de Yakassé, à une cinquantaine de kilomètre d’Adzopé, un agent anti racket a pu observer un des motards prendre un billet de 1000 francs CFA (billet rouge : ndlr), souligne le procureur militaire.

Arrivé au niveau du « ‘’célébrissime’’ corridor d’Agnibilekro, réputé infranchissable sans payer de l’argent, un corridor où les agents seraient sans pitié pour les usagers », il a surpris le chef de poste qui était en train de faire « arrêter les véhicules alors qu’il n’avait aucun carnet de verbalisation.

Il a été convoqué au tribunal pour s’expliquer », précise Ange Kessi.

De retour sur Abidjan, il a mis le cap sur la route de Daoukro où des cas de racket sont souvent signalés.

« J’ai été stupéfait d’observer un motard seul assis sur un banc. Il ne pleuvait pas mais portait un imperméable dont je comprendrai plus tard que c’était pour cacher son nom.

C’est une violation de consigne lorsqu’un agent retire son badge où est inscrit son nom ou le cache intentionnellement ; il risque deux ans ferme de prison pour ça », souligne-t-il.

« Les éléments de l’ULCR auraient dû le laisser empocher les billets vert et rouge avant d’intervenir »

Il expliqué qu’assis dans la voiture, ils ont remarqué « deux apprentis se diriger vers le gendarme et lui remettre les pièces.

Au moment où le gendarme ouvre les pièces, les deux agents de l’ULCR l’interpellent.

Dans une des pièces se trouvent un billet de 1000 francs FCA, dans l’autre un billet de 5000 francs CFA.

Les pièces des deux véhicules sont confisquées par les procéduriers de l’ULCR.

Le motard identifié comme étant l’adjudant-chef KR de la brigade routière de Yamoussoukro est convoqué devant le TMA pour s’expliquer ».

« Pourquoi cachait-il son nom et pourquoi était-il seul en patrouille dans un rayon de plus de 100 km de son ressort territorial ? », s’interroge Ange Kessi.

« Les éléments de l’ULCR auraient dû le laisser empocher les billets vert et rouge avant d’intervenir.

Parce que là, il sera difficile pour le parquet de convaincre le Tribunal qu’il s’agit d’un cas de racket, puisqu’il n’avait pas perçu l’argent.

Les agents ULCR sont allés trop vite, mais n’empêche que les deux faits indiqués plus haut déjà constituent une violation de consigne donc un délit et ce motard qui a été convoqué au Tribunal Militaire d’Abidjan encourt 2 ans de prison (art 559 du code pénal) », précise-t-il.

Le Nord et les régions environnantes recevront les prochaines visites du Contre-Amiral.

Adolphe ANGOUA

N’hésitez pas à dénoncer ceux qui ne veulent pas comprendre que ce sont leur corps de métier qu’ils déshonorent.