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Côte d’Ivoire Campagne café-cacao 2022-2023 : le Synapci et l’Anaproci mettent les acheteurs véreux en garde.
Côte d'Ivoire Campagne café-cacao 2022-2023 : le Synapci et l’Anaproci mettent les acheteurs véreux en garde.

Côte d’Ivoire Campagne café-cacao 2022-2023 : le Synapci et l’Anaproci mettent les acheteurs véreux en garde.

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Côte d'Ivoire Campagne café-cacao 2022-2023 : le Synapci et l’Anaproci mettent les acheteurs véreux en garde.
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Côte d'Ivoire Campagne café-cacao 2022-2023 : le Synapci et l’Anaproci mettent les acheteurs véreux en garde.

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Les producteurs de café cacao membres de la plateforme Synapci-Anaproci se sont réunis, le jeudi 27 octobre 2022, à Daloa pour se pencher sur les problèmes liés à la commercialisation de leurs produits.

Ils étaient nombreux, les producteurs de café-cacao qui ont répondu à l’appel du président du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (Synapci), Koné Moussa, et du président de l’Association nationale des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (Anaproci), Kanga Koffi.

« Nous avons constaté qu’il y a des acheteurs véreux qui refusent de respecter le prix que l’Etat de Côte d’Ivoire a donné »

Les organisateurs de la rencontre estiment à plus de 15 000 le nombre de producteurs ayant effectué le déplacement pour se pencher sur les questions liées à la commercialisation de leurs produits, après l’annonce de la campagne café-cacao 2022-2023.

L’occasion était belle pour les initiateurs d’appeler les membres de la plateforme Synapci-Anaproci à la vigilance.

« Quand le gouvernement de Côte d’Ivoire a donné le prix bord champs du cacao, le 30 septembre dernier, nous sommes restés silencieux.

Parce qu’on attendait de voir la réalité sur le terrain. Mais aujourd’hui, nous avons constaté qu’il y a des acheteurs véreux qui refusent de respecter le prix que l’Etat de Côte d’Ivoire a donné.

Alors nous devons rester très vigilants », a dit Koné Moussa.

Et le président du Synapci de faire cette sévère mise en garde. « Tout acheteur de produits qui ne respectera pas le prix bord champs du cacao fixé par le gouvernement sera traduit en justice.

Et il va payer doublement ce prix au Synapci et à l’Anaproci », a-t-il prévenu.

Pour plus d’efficacité dans cette lutte, il a sollicité l’appui des chefs de village pour traquer les acheteurs véreux qui se rendent dans leurs localités pour payer leurs produits.

Pour sa part, le président de l’Anaproci, Kanga Koffi, a demandé à recueillir les préoccupations des producteurs.

« On nous demande de nous organiser pour l’interprofession de notre filière. C’est vrai qu’au niveau du prix, il y a beaucoup de difficultés. Alors restons vigilants comme l’a dit le président Koné Moussa.

Il y a des acheteurs de produits qui, en réalité, ne sont pas des producteurs mais qui utilisent notre nom. Ces acheteurs véreux-là, veulent jouer avec les producteurs que nous sommes.

Donc, il faut que nous unissions nos forces pour combattre ces acheteurs véreux qui défient tout le monde », a-t-il recommandé.

Il a pour poursuivi pour dire que cette lutte est dans l’intérêt des producteurs.

« C’est notre propre affaire. Il nous appartient de nous organiser pour y parvenir. Si nous sommes devant vous ce matin, c’est pour recueillir vos préoccupations pour les transmettre à notre ministère de tutelle », a-t-il souligné.

Esso Kouadio (DR de l’Agriculture) promet de transmettre les doléances au ministre Adjoumani

Présent à cette rencontre, le Directeur régional de l’agriculture, Esso Kouadio Maxime, a salué l’initiative des deux organisations des producteurs de café-cacao.

« Je salue, dans un premier temps, votre mobilisation. Parce que je vois là une forte mobilisation des producteurs.

Alors je voudrais vous rassurer qu’en tant que représentant du ministre de l’Agriculture, Kobenan Adjoumani, dans la région du Haut-Sassandra, toutes vos doléances seront transmises au bon endroit.

Dans la vie, il ne s’agit pas seulement de faire des grèves. Lorsqu’il y a une situation, asseyons-nous et discutons pour trouver une solution. Il n’y a pas de problème sans solution », a-t-il dit.

Adolphe ANGOUA