preloader

Article

Disparition d’un gendarme ivoirien dans une attaque le 31 Octobre dans le village de Zatta, sur l’axe Bouaflé-Yamoussoukro, aux environs de 16 heures (GMT et locale) : 98 personnes interpellées et 44 téléphones portables saisi.
Disparition d’un gendarme ivoirien : 98 personnes interpellées et 44 téléphones portables saisi.

Disparition d’un gendarme ivoirien dans une attaque le 31 Octobre dans le village de Zatta, sur l’axe Bouaflé-Yamoussoukro, aux environs de 16 heures (GMT et locale) : 98 personnes interpellées et 44 téléphones portables saisi.

Procureur_Republique_Adou_CIV_2
Attaque cortège du ministre du Budget Côte-d’Ivoire : la dépouille de l’adjudant Sanogo retrouvée.
Procureur_Republique_Adou_CIV_1
Le procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau.

Disparition d’un gendarme ivoirien : 98 personnes interpellées et 44 téléphones portables saisis.

Le procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau, Adou Richard Christophe a annoncé samedi, dans un communiqué, que 98 personnes ont été interpellées et 44 téléphones saisis pour enquête après la découverte du présumé «corps calciné» de l'adjudant Sanogo Seydou, un gendarme disparu fin octobre dernier dans des violences électorales au centre de la Côte d'Ivoire.

« (...) La sépulture ouverte en présence du procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, permettait de constater la présence d'un corps calciné, à la boîte crânienne éclatée, sommairement enseveli dans un linceul blanc. 98 personnes ont été interpellées et 44 téléphones portables saisis pour enquête», a indiqué le procureur Adou Richard dans ce communiqué.

Selon lui, les auditions de ces personnes, permettront d'identifier les auteurs, les complices et les commanditaires de cette «barbaries».

Par ailleurs, il a précisé que le corps découvert entre les villages d'Abouakouassikro et de Bonzi (centre) à quelques encablures du lieu de l'attaque et qui serait celui du gendarme disparu a été dirigé sur Abidjan en vue d'une autopsie médico-légale en vue de déterminer les causes de la mort.

M. Adou a conclu en assurant que les enquêteurs sont à pieds d'œuvre pour faire toute la lumière sur les incidents graves survenus avant, pendant et après l'élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Plus de 85 morts et 484 blessés ont été officiellement enregistrés après ces violences électorales liées à la dernière élection présidentielle ivoirienne.

Le 31 octobre dernier, un convoi de trois véhicules à bord desquels se trouvaient trois chauffeurs et trois agents des forces de l'ordre affectés à la sécurité du ministre ivoirien du budget et du portefeuille de l'État a été pris à partie dans le village de Zatta (Yamoussoukro, centre ivoirien) par des individus agissant dans le cadre de la mise en œuvre du mot d'ordre de «boycott actif» de l'opposition ivoirienne.

Ce convoi ministériel a réussi à s'extirper de ce traquenard avant d'essuyer des tirs nourris qui avaient atteint l'un des leurs à la tête pendant que les autres s'échappaient en gagnant la brousse voisine.

Cette « agression terroriste » avait ainsi fait un bilan de trois véhicules du ministère du budget incendiés, et un agent, l'adjudant, Sanogo Seydou qui était porté disparu.

Attaque cortège du Budget Côte-d’Ivoire: « 98 personnes interpellées, la dépouille de l’adjudant Sanogo retrouvée ».

Le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, Richard Adou a annoncé samedi soir l’interpellation de 98 personnes », trois semaines après l’attaque du cortège du ministère du Budget sur Bouaflé-Yamoussoukro (centre), au soir de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre.

« Quatre-vingt-dix-huit personnes ont été interpellées et 44 téléphones portables saisis pour enquête », a révélé le procureur Adou, dans une note.

Le 31 octobre, un convoi de trois véhicules à bord desquels se trouvaient trois chauffeurs et trois agents des forces de l’ordre affectés à la sécurité du ministre du Budget et du portefeuille de l’État, avait été « pris à partie » dans le village de Zatta, sur l’axe Bouaflé-Yamoussoukro, aux environs de 16 heures (GMT et locale), dans le cadre du boycott actif, lancé par l’opposition.

Les trois véhicules du ministère ont été incendiés et un agent, l’Adjudant Seydou Sanogo, porté disparu », selon le bilan dressé par le procureur de la République, qui a évoqué la découverte d’une sépulture présentée comme celle de l’élément des forces de sécurité entre les villages d’Abouakouassikro et de Bonzi.

L’ouverture de la sépulture a permis de « constater la présence d’un corps humain calciné, à la boite crânienne éclatée, sommairement enseveli dans un linceul blanc », poursuit-il, soulignant que « le corps découvert a été dirigé sur Abidjan en vue d’une autopsie médico-légale afin de déterminer les causes de la mort. »

« Les auditions de ces personnes permettront d’identifier les auteurs, les complices et les commanditaires de cette barbarie », a fait savoir Richard Adou, promettant que « les enquêteurs sont à pied d’œuvre pour faire toute la lumière sur les incidents graves survenus avant, pendant et après l’élection présidentielle du 31 octobre. »

L’opposition, qui a boycotté l’élection et refuse de reconnaître la réélection du président Alassane Ouattara à l’issue du scrutin émaillé d’incidents par endroits, a mis en place un « Conseil national de transition » afin d’assurer la « vacance du pouvoir », et lancé depuis le 15 octobre la « phase active » de son appel à la désobéissance civile (lancé le 20 septembre).

Certains opposants dont le Président du Front populaire ivoirien (FPI) Affi N’Guessan et le numéro deux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) Maurice Guikahué, ont été interpellés et placés sous mandat de dépôt pour « complot contre l’autorité de l’Etat » entre autres.

Selon le bilan du gouvernement ivoirien, 85 personnes sont mortes depuis le 10 aout dans les violences électorales, 484 autres blessées, 225 interpellées, 167 inculpées (dont) 45 sont sous mandat de dépôt. »

Assassinat de l’adjudant Sanogo Seydou, le Ministre Moussa Sanogo et le Général de Division Apalo aux côtés de la famille

Côte d’Ivoire : Porté disparu, l’Adjudant Sanogo retrouvé calciné non loin de Zatta, sur l’axe Bouaflé-Yamoussoukro.