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Situation socio-économique : Adama Coulibaly décline les ambitions du gouvernement.
Situation socio-économique : Adama Coulibaly décline les ambitions du gouvernement.

Situation socio-économique : Adama Coulibaly décline les ambitions du gouvernement.

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Le ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, a donné des explications aux différentes préoccupations évoquées par le rapport. (Ph: Honoré Bosson).

Situation socio-économique : Adama Coulibaly décline les ambitions du gouvernement.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, qui présidait la cérémonie d’ouverture, a donné la réponse du gouvernement ivoirien au rapport sur quelques points. Notamment, le niveau de pauvreté jugée ‘’inquiétante’’.

Il a souligné que la mise en œuvre du Plan national de développement 2021-2025, dont un des axes majeurs est l’accélération de la transformation structurelle de l’économie par l’industrialisation, permettra de poursuivre les efforts dans ce domaine.

En outre, dira-t-il, la mise en œuvre de la seconde phase du Programme social du gouvernement (PS-Gouv2) sur la période 2022-2024, d’un coût de 3 182,4 milliards de FCfa, vient renforcer les actions et appuis intenses en faveur des populations.

Il a souligné que ce PS-Gouv de seconde génération est plus ambitieux, mieux ciblé et fait l’objet d’un suivi renforcé.

« En effet, structuré autour de cinq axes stratégiques, cet engagement social comprend des projets qui permettront d’améliorer les conditions de vie des populations et l’accès à l’éducation, de renforcer les actions de promotion de l’insertion professionnelle des jeunes, d’améliorer l’inclusion et la solidarité envers les populations vulnérables et défavorisées. »

Le ministre a toutefois tenu à rappeler que le taux de pauvreté était de 55,0% en 2011.

« Il est passé à 39,4% en 2018 et prévu à 20% en 2030, dans la vision Une Côte d’Ivoire solidaire du Président de la République, qui prévoit un doublement du PIB/Hab en 2030.

Cela a déjà été fait entre 2011 et 2010 et est à notre portée », a-t-il soutenu.

A propos des conséquences de la crise en Ukraine, pour la Côte d’Ivoire, Adama Coulibaly a affirmé qu’elles s’illustrent à trois niveaux. A savoir, les prix de l’énergie, ceux des denrées alimentaires et le coût de financement avec la hausse des taux d’intérêt.

Il a toutefois signifié que cette situation impacte tous les pays.

« Cependant, le Gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour permettre de traverser cette période perturbée, comme il l’a fait dans le combat contre la Covid-19 avec des résultats appréciés », a-t-il assuré. Avant d’ajouter : « le Gouvernement est déterminé à poursuivre les actions et les réformes visant à améliorer la qualité et les conditions de vie des populations et pour maintenir, en dépit de la situation internationale difficile, l’attractivité du pays ».

Autre point abordé par le ministre de l’Économie et des Finances : les menaces sécuritaires qui pèsent sur le pays. Sur la question, le ministre a également assuré que le gouvernement continue de renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité dans le but d’assurer et maintenir la sécurité à l’intérieur et aux frontières.

« Le Président Alassane Ouattara attache du prix à la sécurité de la population.
Les résultats obtenus à ce jour montrent une bonne capacité d’anticipation et de réponse.

Le Gouvernement exerce une grande vigilance sur ce sujet », a-t-il insisté.

S’agissant des performances enregistrées, le ministre a indiqué qu’elles se justifient entre autres par la résilience de l’économie du pays, la solidité du cadre macro-économique ainsi qu’une réduction du risque politique, avec la bonne tenue des élections législatives de mars 2021.

« Le dialogue politique et la mise en œuvre des recommandations qui en sont issues ont achevé de convaincre les investisseurs sur les capacités de gestion et de la gouvernance du pays.

En outre, le risque-pays évalué par l’Ocde a été baissé de 6 à 5, faisant de la Côte d’Ivoire l’un des rares pays à avoir ce niveau de risque sur le continent », s’est-il félicité.
Casimir Djezou