Ah, la voilà donc, la grande prêtresse de l’insurrection, la pulpeuse Pulchérie Gbalet, arrêtée ce soir même, à peine cinquante minutes après avoir publié sa dernière vidéo appelant à braver l’autorité de l’État !
Après avoir lancé un appel à l’insurrection, elle tentait visiblement une évasion express d’Abidjan. Quel cinéma politique, en temps réel ! Elle qui, il y a encore quelques heures, exhortait les foules à défier l’État, se retrouve aujourd’hui prise la main dans le sac, en pleine tentative de fuite. N’eût été la vigilance exemplaire des forces de l’ordre, elle aurait déjà pris la tangente, telle une actrice dépassée par son propre scénario.
Qui aurait cru que la dame avait un tel talent pour la comédie révolutionnaire ?
La voilà qui, à peine sortie de sa vidéo enflammée « Levez-vous, peuples opprimés ! », se voit contrainte de lever les bras non plus vers la foule, mais vers les forces de l’ordre. Quelle ironie du sort !
Dès que les premières menaces deviennent concrètes, son courage se volatilise, et la grande résistante d’hier devient la fuyarde du soir.
Serait-ce que l’appel du devoir révolutionnaire n’était en vérité que l’appel du plumard ?
Les rumeurs vont bon train : Madame Gbalet aurait un amant détenu, militant zélé du PPACI en redressement au PPA, dont la passion semble l’avoir poussée à oublier la raison d’État.
Certains affirment qu’elle s’apprêtait à forcer son destin ou sa cellule pour le rejoindre, bravant l’interdiction de manifester non par conviction politique, mais par conviction amoureuse.
Voilà donc notre Jeanne d’Arc de KOUMASSI, prête à tout, non pour la patrie, mais pour un coup de foudre carcéral. Le cœur a ses raisons, certes… mais la loi, elle, a ses limites.
Qu’on se le dise, à ces amoureux transis de la révolution, rappelons la chanson de Himra : “AMAGNINNIN” il n’y a pas de pitié dedans ! Le pouvoir actuel n’est ni un roman-photo ni un épisode de télénovela.
Ceux qui croient encore que 2025 sera un remake de 2020 se trompent lourdement. Quelle touchante naïveté !
En 2020, il y avait un président, Alassane Ouattara, homme de patience et de respect, qui ménageait encore les vieux caprices d’un Bédié. Il dialoguait, temporisait, tolérait.
Mais ce temps-là est révolu ! Le premier “amoureux de la révolution” qui osera rejouer la scène du martyr politique finira sa romance avec des menottes en guise de bijoux de fiançailles.
Ils peuvent bien continuer à lancer leurs appels à l’insurrection, alors que toutes les manifestations sont interdites.
C’est un peu comme organiser un dîner aux chandelles dans un commissariat : la fin du film est connue, et la sortie, c’est par la cellule.
Alors, opposants en mal d’amour et d’adrénaline, prenez en bonne note : la saison 2025 ne sera pas une rediffusion de 2020.
Le scénario a changé, le réalisateur est intraitable, et les DON JUAN de la révolte finiront directement à la case prison, sans passer par la case romance.
La comédie sentimentale continue, certes… mais ce soir, Pulchérie Gbalet en tient le premier rôle derrière les barreaux.
Rideau…. Au suivant.