Le 22 avril dernier, la justice ivoirienne a jugé que l’acquisition de la nationalité française par Thiam en 1987 entraînait la perte de sa nationalité ivoirienne, le rendant ainsi inéligible à la présidentielle d’octobre 2025. Le principal intéressé conteste cette décision, la qualifiant de « manipulation de la loi » visant à l’écarter de la course présidentielle.
« Cela s’est fait très vite »
Dans Le Figaro, Thiam laisse entendre qu’il a obtenu cette nationalité sans demande formelle de sa part, dans un contexte où son grand-oncle et premier président ivoirien cultivait une proximité avec Paris.
« Cela s’est fait très vite. Houphouët a appelé Chirac et Foccart, et voilà », confie-t-il. Et d’ajouter : « Je n’y suis pour rien ».
Jacques Chirac, homme politique français, a été président de la République de 1995 à 2007.
Avant cela, il a occupé les postes de Premier ministre et de maire de Paris. Jacques Foccart, quant à lui, était un proche collaborateur du général de Gaulle, surnommé « Monsieur Afrique » pour son rôle central dans les relations entre la France et ses anciennes colonies africaines. Il a été secrétaire général aux Affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974, influençant fortement la politique française en Afrique.
En février 2025, Tidjane Thiam a renoncé à sa nationalité française afin de se conformer aux exigences électorales ivoiriennes, mais la justice a maintenu sa radiation, estimant qu’il avait perdu sa nationalité ivoirienne dès 1987.
Dans les colonnes du confrère, le petit-fils d’Houphouët-Boigny dénonce encore une fois une application sélective d’une loi de 1961, rarement utilisée, et souligne que de nombreux Ivoiriens se trouvent dans une situation similaire sans être inquiétés.
Il estime que cette décision vise à éliminer un adversaire politique populaire. « Il faut croire que je fais peur », affirme l’ancien ministre dans le journal français.
Actuellement en France, Thiam continue de diriger le PDCI, malgré les contestations internes.
Il a été réélu à la tête du parti lors d’un congrès extraordinaire en mai 2025, après avoir brièvement démissionné en avril. Dénonçant une gouvernance « vieille école », il assure vouloir poursuivre son engagement pour une alternance politique en Côte d’Ivoire, mettant en avant son expérience internationale pour proposer une nouvelle vision du développement du pays.
03 juin 2025 par Samuel KADIO. 
1 – Comment peut-on rendre coupable son soi-disant oncle « Bienfaiteur » responsable des facilités qu’il vous a donné pour réussir dans la vie. Drôle de façon de voir les choses. Aussi n’a t-il pas affirmer pour montrer sa proximité avec son soi-disant parent Félix Houphouët que pendant leurs voyages il s’arrêtait dans tous les villages pour boire du « BANDJI »; n’est une manière de dire que ce dernier était un « ALCOOLIQUE ». Ne faut-il pas réfléchir avant de sortir ce type d’incongruité?. Heureusement que ceux qui l’on bien connu sont venus « DEMENTIR ».