Quand l’héritage d’un père tombe entre les mains d’un enfant illégitime, aveuglément orgueilleux, prétentieux et viscéralement opportuniste…
Oui, voilà ce qui arrive. Voilà ce qui se passe quand l’héritage d’un bâtisseur visionnaire est livré à des mains étrangères, froides, étrangères au sang, à l’histoire, à la loyauté, et même à la décence.
Voilà ce qu’il advient lorsqu’un parti naguère respecté comme le PDCI-RDA devient le théâtre de la plus grande trahison morale de notre histoire contemporaine.
Je mets ma main au feu que dis-je, mon âme ! que le président Houphouet-Boigny Félix, le père fondateur, se contorsionne, s’indigne, suffoque et gémit dans sa tombe à Yamoussoukro.
Son sommeil éternel, jadis paisible, est désormais troublé par les cris, les reniements, et les pactes contre-nature que ses soi-disant héritiers contractent sans honte, sans mémoire et sans honneur.
Faut-il rappeler ? Oui, il faut rafraîchir les mémoires volontairement amnésiques.
Gbagbo Laurent, aujourd’hui promu “allié stratégique” du PDCI RDA, a été l’homme qui traitait HOUPHOUËT de “VOLEUR ”, de dictateur, de colonialiste vendu !
Il n’y a pas si longtemps, il faisait descendre ses partisans dans les rues pour hurler : “Houphouët voleur ! Houphouët assassin !”
Des slogans incendiaires, gravés à jamais dans la mémoire de la nation. Des injures publiques, des invectives radiodiffusées, des discours haineux… Voilà le curriculum politique du camarade Gbagbo envers Houphouët-Boigny,..
Mais aujourd’hui, par le tour de passe-passe le plus grotesque de l’histoire politique ivoirienne, la photo de Gbagbo trône dans la maison de Houphouët, à COCODY, au siège même du PDCI ! Sacrilège ! Déshonneur ! Hypocrisie à son paroxysme !
Et qui orchestre cette profanation ? Un certain
Tidjane THIAM, illustre inconnu du militantisme ivoirien, enfant prodige… mais de la finance mondiale, pas de la nation ivoirienne.
Un homme sans racines populaires, sans légitimité historique, qui confond héritage et héritiers, filiation et financement, loyauté et cosmétique politique.
Un homme parachuté à la tête d’un parti historique par des calculs d’état-major et non par les voix du peuple.
Un homme dont la suffisance rivalise avec la vacuité idéologique.
Un homme qui n’a pas versé une goutte de sueur ni dans la lutte pour l’indépendance, ni dans la construction de la nation, ni dans les combats de la jeunesse ivoirienne.
Mais qui, pourtant, se permet de distribuer les bénédictions politiques comme un imam improvisé à la mosquée de Daoukro.
Tidjane Thiam, ce n’est pas le fils de Houphouët. C’est le gendre du vide. Le gérant de l’héritage dénaturé.
Aujourd’hui, le PDCI a tout renié.
Son histoire, sa dignité, ses figures héroïques. De Nanan Houphouët à Tidjane l’expatrié. De la grandeur de Yamoussoukro à la flétrissure de selfies entre Thiam et Gbagbo.
C’est comme si le Vatican invitait Judas à donner l’homélie du dimanche.
Le plus choquant ? Ce sont les enfants illégitimes qui héritent du testament, pendant que les vrais fils ceux de la nation, les militants fidèles, les bâtisseurs silencieux sont mis à l’écart, ou transformés en figurants dans une pièce où la trahison devient stratégie.
Mais l’histoire est un juge sans pitié.
Elle retiendra que le PDCI, jadis colonne vertébrale de la Côte d’Ivoire, s’est vendu pour une alliance contre-nature avec celui qui a vilipendé son fondateur.
Elle retiendra que les enfants de Félix l’ont trahi, que Thiam l’a enterré une seconde fois, et que le silence coupable des cadres n’a été que le linceul de leur propre déclin.
Le PDCI n’est plus un parti politique : c’est devenu une maison d’hôtes pour opposants déchus.
Et la Côte d’Ivoire, elle, avance… sans eux.