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XVIIIe Sommet de la Francophonie/Avec son cacao, café, ses textiles et objets d’arts…: La Côte d’Ivoire se vend bien à Djerba (Tunisie).
XVIIIème Sommet de la Francophonie/Avec son cacao café ses textiles et objets d’arts…: La Côte d’Ivoire se vend bien à Djerba (Tunisie).

XVIIIe Sommet de la Francophonie/Avec son cacao, café, ses textiles et objets d’arts…: La Côte d’Ivoire se vend bien à Djerba (Tunisie).

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XVIIIème Sommet de la Francophonie/Avec son cacao, café, ses textiles et objets d’arts…: La Côte d’Ivoire se vend bien à Djerba (Tunisie).
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XVIIIème Sommet de la Francophonie/Avec son cacao, café, ses textiles et objets d’arts…: La Côte d’Ivoire se vend bien à Djerba (Tunisie).

La SG de l'Oif, Louise Mushikiwabo (à gauche) se fait expliquer le procèss de production et de transformation du cacao en Côte d'Ivoire
Au village de la Francophonie, au parc Djerba Explore, le stand tenu par les artisans ivoiriens a été pris d’assaut, lundi par les visiteurs.

« Bravo la Côte d’Ivoire, vous avez un très beau pavillon, très achalandé, félicitations à vous », a laissé entendre la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Mme Louise Mushikiwabo, à son passage, lundi, au village de la Francophonie et particulièrement au pavillon de la Côte d’Ivoire.

Le textile ivoirien très apprécié

Le textile ivoirien très apprécié

La Secrétaire générale de la Francophonie, appréciait les différents produits présentés par les artisans ivoiriens. Sous la supervision de la Secrétaire générale adjoint de la Commission nationale de la Francophonie-Côte d’Ivoire, Mme Catherine Sonh Gui, Viviane Kouamé, maître chocolatier a présenté tout le processus de transformation du cacao, depuis la cabosse à ses produits dérivés transformés notamment le chocolat, la poudre de cacao.

Etant donné que la Côte d’Ivoire est le premier producteur du cacao, Viviane Kouamé n’a pas eu de la peine à présenter le procès qui a permis à de centaines de visiteurs de voir, de toucher et de sentir (pour la première fois, pour certains) la cabosse de cacao, à partir de laquelle tous les produits dérivés du cacao sont produits.

« Je viendrai manger du chocolat en Côte d’Ivoire.

Nous avons besoin des maîtres chocolatiers en Afrique. Félicitations à la Côte d’Ivoire », s’est réjoui la Secrétaire générale de l’Oif, la Rwandaise Louise Mushikiwabo qui aime se décrire comme citoyenne du monde, profondément africaine.

Comme le cacao, les variétés de café ivoirien ont fait également sensation dans les rayons du pavillon ivoirien.

Et les visiteurs en demandaient à profusion. Tout comme le textile notamment les chutes d’étoffes et les tissés issues de toutes les régions de la Côte d’Ivoire (nord, ouest, centre et est).

Là, Diaby Makemin, la représentante de Mme Diaby Ouattara Massiamy, très connue dans le secteur de l’artisanat ivoirien pour ses œuvres d’une originalité portée sur l’environnement (recyclage d’objets, par exemple) a séduit les visiteurs par la présentation de ses produits textiles at accessoires traditionnelles.

Les pagnes tissés, les sacs et chemises à bases de produits de récupération n’échappent pas à l’attention et à l’admiration des visiteurs. Dans le même tempo, Moustapha Kambou, président de l’Association des fiers artisans et bijoutiers de Côte d’Ivoire (Afabci) était envahi par les visiteurs.

Des perles de toute nature, des chapeaux traditionnels, des poids baoulés, les objets d’apparat traditionnel, les bracelets…bref, des accessoires traduisant la richesse des arts et de la culture ivoiriens, soutenus par ces explications appropriées ravisant l’admiration de tous ceux qui font un tour sur le « territoire » ivoirien à Djerba.

Le village de la connectivité

Pour Mme Bernise N’guessan, Secrétaire générale par intérim de la Commission nationale de la Francophonie de Côte d’Ivoire, cette affluence sur le stand ivoirien traduit non seulement la richesse de la culture ivoirienne mais aussi la connectivité des valeurs de solidarité, la diversité culturelle portées par la francophonie.

Ce qui est, par conséquent, en rapport avec le thème principal du Sommet : « La connectivité dans la diversité : le numérique, vecteur de développement et de solidarité dans l’espace francophone ».

Cette conviction est bien partagée par la ministre des Affaires Culturelles, le Dr Hayet Ketat-Guermazi qui a déclaré dimanche 13 novembre, à l’inauguration du village de la Francophonie de Djerba que ce site d’exposition Tunisien de la Francophonie, est « un beau village où toutes les civilisations se rencontrent et se connectent ».

« Nous avons un grand message à transmettre, c’est qu’en fin de compte toute l’humanité se rencontre grâce à la culture sous toutes ses formes et sur tous les supports que ce soit virtuels ou écrits, ce qui ne manquera pas d’inciter nos jeunes à lire et à s’éduquer », a-t-elle indiqué.

Selon l’autorité tunisienne, ce village concentre en lui toutes les dimensions humanitaires et civilisationnelles de l’île de Djerba, « celle de l’hospitalité, de la paix et de la coexistence des religions et des civilisations ».

Non sans souhaiter que les activités programmées à l’agenda de ce village aillent « de pair avec les efforts consentis pour l’inscription de l’île de Djerba sur la liste du patrimoine de l’humanité qui aura lieu en 2023 ».
La délégation de la SG apprécie d'autres produits artisanaux ivoiriens présentés par Moustapha Kambou

La délégation de la SG apprécie d’autres produits artisanaux ivoiriens présentés par Moustapha Kambou

Lieu convivial d’échanges, d’animation, d’apprentissage, ouvert gracieusement au public, mais aussi, lieu d’exposition de l’héritage culturel, artistique et touristique, le village de la Francophonie de Djerba constitue le centre névralgique de Djerba 2022. Son objectif étant de mettre en valeur la diversité culturelle qui est une des richesses de la Francophonie.

En effet, l’idée de création de village de la Francophonie est née en 2008, lors du sommet de la Francophonie au Québec.

Il s’ouvre à l’initiative du pays hôte, en marge donc des travaux du sommet et permet la découverte de la diversité culturelle avec la langue française comme trait d’union entre les peuples de l’espace francophone. Djerba ne fait que perpétuer cette tradition.

Ainsi, l’Afrique francophone est bien présente à côté de tous les autres continents qui ont la langue française en partage.

Le village Tunisien de la Francophonie (de Djerba) est donc conçu pour abriter 194 manifestations en provenance d’une trentaine de pays et d’institutions participant au sommet, 27 pavillons dédiés aux pays et organisations pour exposer leur héritage culturel et leurs activités, 17 ateliers de dégustation culinaire, des projections de films, 37 workshops, des conférences portant sur différents thèmes, 43 spectacles artistiques, des concerts d’artistes de différents pays…

Tout est fait pour permettre aux visiteurs de plonger dans un voyage spatio-temporel à travers différentes civilisations francophones.

Une plateforme de connectivité des peuples, des valeurs pour booster le développement des nations et des économies dans la solidarité.

Et Bernise Nguessan ne dit pas le contraire en s’adressant aux exposants ivoiriens en ces termes :

« Cette connectivité vous donne de la valeur à travers votre présence. Notre souci, c’est de faire en sorte que cette connectivité fasse grandir votre business et partant booster l’économie nationale ».

GERMAINE BONI, envoyée spéciale à Djerba, Tunisie