Notre Président SEM Alassane Ouattara est un Président digne, nul ne doit lui manquer de respect. Nous interpellons le président de la communauté Nigérienne ici Abobo s’ils ne sortent afin de présenter des excuses à la Nation Ivoirienne, cela voudra dire qu’ils sont d’accord avec le propos du chef de la junte du Niger. En conséquence nous l’accepterons pas.
Urgent urgent ce que l’on sait dans l’Attaque contre l’aéroport de Niamey Ce que Ibrahim Traoré a dit à Tiani de dire.
Quelques heures après l’attaque contre l’aéroport Diori Hamani de Niamey, le général Tiani s’est rendu sur place pour une déclaration qui marquera l’histoire du mauvais côté.
Le chef de la junte nigérienne n’a désigné aucun des deux grands groupes terroristes qui occupent pourtant une vaste partie du territoire et endeuillent le pays.
Il a préféré accuser les dirigeants français, béninois et ivoiriens d’être les « sponsors des mercenaires » ayant attaqué le Niger.
Si beaucoup sont tombés des nues face à cette sortie hors sujet, c’est à tort : les éléments de langage et les cibles avaient été mûrement réfléchis pour répondre à un objectif précis de communication de guerre.
Pourtant, la réalité des faits est tout autre.
Dès le début de l’assaut dans la nuit de mercredi à jeudi, Tiani est informé avec certitude qu’il s’agit d’une attaque terroriste.
Les forces de sécurité nigériennes et les mercenaires russes sont formels : l’offensive a été menée par des drones kamikazes suivis de tirs à l’arme lourde.
Les assaillants ont été vus physiquement et via les caméras de surveillance, et les échanges de tirs ont laissé des victimes dans leurs rangs.
De plus, Tiani a la confirmation qu’aucune unité des FAN n’a bougé de ses casernes.
Enfin, il sait par expérience que, depuis 1974, tous les coups d’État au Niger visent la neutralisation du Président ou le contrôle du palais et de la télévision, jamais des cibles secondaires. Tiani savait donc, sans l’ombre d’un doute, qu’il s’agissait de terrorisme.
C’est un coup de fil de « Ibrahim Traoré » à Tiani, vers 1h40 du matin, qui va changer la donne.
Alors que Tiani explique qu’il ne s’agit pas d’un coup d’État mais d’une attaque terroriste, Ib lui suggère d’orienter la communication vers une agression de mercenaires soutenus par l’impérialisme, afin de ne pas remettre en cause le narratif de l’AES.
Ces éléments de langage sont immédiatement repris par les soutiens des régimes putschistes, Ibrahim Maïga en tête, pour inonder la toile.
La confusion est créée, et il ne reste plus qu’à porter le coup final pour orienter l’opinion.
Le jeudi matin, Ib revient à la charge avec une idée « géniale » : il demande à son homologue de se rendre personnellement sur le terrain pour attaquer ouvertement la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Tiani bondit sur l’occasion et, sans la retenue qu’exige sa fonction, assène ses affabulations devant les caméras.
Si une partie de l’opinion reste ahurie, ses partisans applaudissent. Tiani a réussi son coup de com : ses soutiens croient ses paroles, et l’avis des personnes raisonnables importe peu.
L’événement dont tout le monde parle n’est plus l’attaque terroriste, mais la déclaration de Tiani.
Il s’est ainsi dérobé à sa responsabilité face aux failles sécuritaires criantes de son système pour désigner des boucs émissaires.
C’est une règle immuable chez les dirigeants de l’AES: tout est de la faute des autres. Ils sont des bourreaux qui s’érigent en victimes permanentes.
Et les choses semblent marcher pour le moment.
Mais le mensonge a ses limites.
Entre la rareté des salaires et la situation économique et sécuritaire chaotique, la réalité finira par trancher.
Ce n’est qu’une question de temps.