Défense
Entre Abidjan et Pékin Livraison d’armements lourds !
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Des moteurs ronronnent sous les hangars de la base aérienne de Bouaké, un des principaux centres d’opération de l’armée de l’air ivoirienne, situé dans le centre du pays.
Début mai, des techniciens chinois dépêchés sur le site ont fait démarrer pour la première fois deux drones d’attaque de type Wing Loong II, un des produits phares de la société Aviation Industry Corporation of China (Avic).
Ils se démènent désormais pour former les opérateurs ivoiriens qui piloteront ces drones armés, dotés d’une large autonomie et destinés à des missions de contre-terrorisme dans le nord du pays.
Les deux aéronefs ont été réceptionnés en début d’année sur le tarmac de l’aéroport d’Abidjan, après avoir été discrètement livrés dans des conteneurs.
Cette commande fait partie d’un contrat conclu en 2024 par le ministre de la défense Téné Birahima Ouattara et le géant chinois China National Aero-Technology Import & Export Corp (Catic), la filiale commerciale d’Avic.
D’ici à la fin de l’année 2026, le marché prévoit aussi de fournir aux Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci) un lot de trois avions d’entraînement et d’attaque K-8 Karakorum de Hongdu Aviation Industry Group ainsi que des hélicoptères Harbin Z-9 (AI du 20/03/25), dont une unité au moins a déjà été remise à l’armée de l’air, placée sous les ordres du général Alfred Koffi N’Guessan.
Si l’avancée de ces livraisons ne fait l’objet d’aucune publicité de la part des autorités chinoises, c’est tout le contraire lorsqu’il s’agit de dotations effectuées à titre gracieux.
Alors Pékin ne lésine pas sur les moyens pour les médiatiser.
En décembre 2025, l’ambassadeur de Chine à Abidjan Wu Jie a offert en grande pompe un navire patrouilleur de 27 m à la marine ivoirienne, commandée par le vice-amiral Kouamé Célestin N’Guessan.
À travers son active politique de fourniture d’armement aux Faci, la Chine compte s’attirer les faveurs du régime d’Alassane Ouattara..
Source : Afrca Intelligence 