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Création de la chambre des Rois et chefs traditionnels

Ado le bâtisseur

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Recrutement de 10300 enseignants (2019-2020)
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Côte d'Ivoire: Le siège des Rois et chefs inauguré.

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a procédé le vendredi 02 octobre à l’installation de la Chambre des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire. La cérémonie officielle a eu lieu à Yamoussoukro où le président de la république a inauguré le siège de cette nouvelle structure des têtes couronnées de Côte d’Ivoire.
Le directoire de la chambre nationale des Rois et chefs traditionnels de Côte d’ivoire a été effectivement mise en place ce vendredi par le président de la république Alassane Ouattara. C’est à Yamoussoukro que le chef de l’Etat a effectué à l’installation officielle de cette nouvelle entité consacrée aux Rois et Chefs traditionnels du pays.
Par cet acte, Alassane Ouattara honore à une promesse de campagne faite en 2010 de donner une base plus légale à la royauté et chefferie de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, la mise en place ce jour des organes de la chambre des Rois et Chefs Traditionnels constitue un acte significatif pour la gouvernance des têtes couronnées du pays. Cette chambre compte 35 Rois et Chefs qui devront se réunir prochainement pour désigner le nouveau président du directoire. Il dispose d’un siège qui a été inauguré dans la foulée par le président de la république. Le nouvel édifice s’étend sur 3215 m² et comporte des bureaux individuels, une salle de conférence, du matériel informatique, et bien d’autres commodités pour le fonctionnement du nouveau siège des Rois et Chefs de Côte d’Ivoire sis à dans la capitale politique et administrative. Des véhicules ont été offerts également ainsi que la mise à disposition d’un budget de démarrage de 100 millions de FCFA.
Un ensemble de moyens pour permettre aux têtes couronnées de mener à bien leur mission aux côtés de l’administration moderne. A cet effet, Alassane Ouattara a invité les institutions de la république, les partenaires techniques et financiers à œuvrer pour que les Rois et Chefs traditionnels accompagnent l’état dans l’accomplissement de leur feuille de route. Pour le chef de l’Etat, il s’agit de suivre les traces du père fondateur Félix Houphouet Boigny qui s’est toujours appuyé « sur la chefferie pour maintenir la paix et bâtir la nation ivoirienne ». En tant qu’acteurs de premier plan dans la cohésion des populations, Alassane Ouattara a jugé utile de leur accorder un statut à la hauteur de l’immense travail accompli au profit de la nation.
La mise en place des organes Chambre des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire vient en application effective du décret portant organisation et fonctionnement de cette structure après son adoption en conseil des ministres et porté au stade de loi par les élus de l’assemblée nationale.

Chambre nationale des rois et chefs traditionnels: Un instrument royal pour la paix

Ils sont partout en Côte d’Ivoire, apôtres traditionnels infatigables des temps modernes, sillonnant toutes les régions du pays, en prônant le dialogue et le vivre ensemble, en prêchant la bonne parole. Le 20 décembre dernier, il y a moins d’un mois donc, ils étaient de nouveau rassemblés à leur siège à Yamoussoukro pour témoigner leur soutien au Chef de l’État, SEM. Alassane Ouattara, présent pour la circonstance, et à qui ils ont promis d’oeuvrer à la cohésion sociale et à la paix ; ce qui permettra, ont-ils affirmé, « le développement durable et le progrès continu de notre pays ».
Constitués en une Chambre nationale des rois et chefs traditionnels (CNRCT) depuis 2014, suite à la promulgation de la loi de juillet 2014, laquelle a été renforcée par les dispositions de la constitution du 8 novembre 2016, les Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire, jouissent désormais d’un statut officiel, d’un rang protocolaire lors des cérémonies publiques, ou encore de la protection de l’État.
L’ex Ambassadeur Awoulaé Tanoé Désiré, Roi de Grand-Bassam, assume le rôle de Président de ladite Chambre, pour un mandat de cinq ans renouvelable. Mais n’est pas fait...roi qui veut ! Car, la qualité de roi, de chef de province, chef de canton, chef de tribu et chef de village, répond à des critères bien définis de désignation en tant que tels, selon les us et coutumes dont ils relèvent. Et s’il est très souvent réjouissant de les voir tenir leur rang honorifique, revêtus des plus beaux atours traditionnels, de belles couronnes et parures dorées, lors des cérémonies d’apparat, les 8000 têtes couronnées recensées en Côte d’Ivoire qui composent désormais l’Assemblée et le Directoire de la Chambre, n’en sont pas moins, comme ils le revendiquent eux-mêmes, des interlocuteurs importants du débat politique, des « artisans» au service de la nation. En juin 2016, dans le cadre des consultations entreprises par le Président Alassane Ouattara avec les couches socio-professionnelles majeures de la République, Nanan Tanoé Désiré, Roi des N’zima, au nom de la Chambre, a proposé la création d’un poste de vice-Président ainsi que celle d’un sénat.

Médiation et prévention des conflits

Comme le stipule leur charte, ils sont éligibles entre 35 et 75 ans, sont ivoiriens de naissance et ont pour attributions, entre autres, de dresser le répertoire de leurs coutumes, de faire respecter leur statut, de régler les litiges relatifs à la désignation des autorités traditionnelles, de veiller, en relation avec les autres institutions étatiques, à la préservation du patrimoine culturel de la Côte d’Ivoire, d’initier des missions de médiation afin de prévenir et de gérer les crises et les conflits. Ils sont également soumis aux obligations de neutralité, d’impartialité et de réserve. Ils ne doivent nullement afficher une quelconque appartenance politique et ne doivent pas oublier que leur qualité de roi ou de chef traditionnel est incompatible avec l’exercice de tout mandat électif. La Chambre bénéficie pour son fonctionnement d’une subvention annuelle, inscrite au Budget de l’État.

Le lien entre tradition et modernité

Le lien entre tradition et modernité Prises en compte dans la réforme constitutionnelle, laquelle a abouti à la nouvelle Constitution dont s’est dotée la Côte d’Ivoire, suite au référendum constitutionnel du 30 octobre 2016 que les électeurs ont approuvé à plus de 80%, et qui a fait entrer la Côte d’Ivoire dans la troisième République le 8 novembre 2016, suite à sa promulgation. Tes têtes couronnées du pays manifestaient, depuis de longues années, la volonté de se regrouper en une institution forte et incontournable, afin de « garantir l’unité nationale, tout en s’affranchissant des chapelles politiques ».
La Chambre des Rois et des Chefs traditionnels, déjà existante, est bel et bien inscrite dans la constitution où elle se voit chargée de la valorisation des us et coutumes et de la promotion des idéaux de paix. La volonté populaire s’est manifestée. Jusque-là un arrêté colonial datant de 1934 les réduisait à de simples gardiens de la tradition...
Nul n’ignore, aujourd’hui comme hier, que la chefferie traditionnelle joue un rôle important dans les sociétés africaines. Puisqu’elle tisse le lien entre tradition et modernité ; en Côte d’Ivoire, on n’en fait pas l’exception. La légende rapporte que c’est sous le règne d’Amondouffou, roi des Nzima de l’époque que les premiers Européens arrivés en Côte d’Ivoire, ont signé et mis en place l’organisation de la chefferie, telle que nous la connaissons, la louons, l’admirons et la respectons de nos jours. Aujourd’hui plus que jamais, voulant être reconnus comme des acteurs majeurs de la société ivoirienne, les membres de la CNRCT multiplient et varient les activités. Ils s’investissent dans les opérations « grand ménage », pour nettoyer les villes et villages, ils rencontrent le milieu estudiantin pour calmer « les ardeurs de la jeunesse », ils organisent des séminaires sur le thème de la réconciliation nationale…
Cependant, l’action qui figure en bonne place dans leur programme annuel de l’année 2018 est la « Caravane de la Paix » qu’ils entendent lancer à travers tout le pays dans le but de « se préserver d’une crise, lors de la présidentielle de 2020 ».
De Félix Houphouët-Boigny à Laurent Gbagbo, aucun Président de la République ivoirien n’avait légalement donné autant de poids et d’influence aux têtes couronnées de Côte d’Ivoire. La promesse de campagne faite en 2010 par Alassane Ouattara, alors candidat à la présidentielle, est devenue réalité plus tard. Depuis 2014, sous sa présidence, elles ont un statut estimé à sa juste valeur. De gardiens de la tradition, ils sont devenus aussi les gardiens de la paix.

Aprèsla nomination du directoire de la chambre des Rois et Chefs traditionnelsde Côte d'Ivoire, le Président de la République, Chef de l'état SEM Alassane Ouattara inaugure la chambre nationale de la chefferie Traditionnelle.

Promise par le Président de la République, SEM Alassane Ouattara et concrétisée par le vote de la loi de juillet 2014 portant Statut des Rois et Chefs Traditionnels, les rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire ont disposent désormais d’un siège pour leur Chambre nationale. Le Chef de l’Etat en a inauguré les locaux à Yamoussoukro, samedi 2 octobre au cours d’une cérémonie qui a vu également l’installation officielle du Directoire de la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels. Cette chambre est bâtie sur une superficie de 3214 m2 et comportant 15 bureaux individuels, 4 bureaux de pool, une salle d’assemblée de 300 places, une salle de conférences avec des équipements des TIC.
Pour son fonctionnement immédiat, la Chambre des Rois et chefs traditionnels a reçu du Chef de l’Etat, en attendant la mise en place de son budget de fonctionnement, 2 cars flambant neufs, 2 véhicules de commandement, 4 véhicules de liaison, des Cadres administratifs et la somme 150 millions de F CFA, témoignant de son attachement à la revitalisation d’une institution primordiale dans le règlement des conflits que dans le renforcement de la cohésion sociale.
Pour le Président Alassane Ouattara le démarrage des activités de cette instance représentative des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire marque une nouvelle ère pour le pays et vient comme pour “réparer une incohérence” pour des rois et chefs traditionnels dont l’utilité avérée dans la régulation de la société, n’ont pas toujours eu la ‘’reconnaissance explicite et légale’’ qu’ils méritaient.
Mais avec le vote de loi de 2014 qui confère une existence légale et juridique, suite à une large consultation de 8000 chefs traditionnels, 417 chefs de cantons, 17 rois, les rois et chefs traditionnels, jusque-là régis depuis 1934 par un arrêté colonial, aujourd’hui ‘’totalement en déphasage’’ avec les réalités d’un pays qui veut entrer dans la modernité, viennent d’être confortés dans leur rôle de gardiens des us et coutumes, a souligné le Président de la République.
A ce titre, ils ont été invité par le Chef de l’Etat à continuer d’intensifier leurs actions de ‘’médiation, de prévention et le cas échéant de gestion des crises et des conflits” tout en continuant d’engager leur autorité morale pour promouvoir le ‘’civisme’’ et ‘’mobiliser les populations pour des actions de développement et œuvrer en faveur de la cohésion nationale’’.
Au nom des rois et chefs traditionnels, le Roi des N’Zima Kôtoko, Nanan Amon TANOE, a traduit au Chef de l’Etat, ‘’l’infinie gratitude’’ de l’ensemble de la Chefferie traditionnelle pour avoir ‘’fait sortir les Rois et Chefs Traditionnels de l’informel pour les faire entrer dans la République’’.
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