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Une unité de transformation de la noix de cajou (Fronan)

Ado le bâtisseur

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Echangeur de Solibra (Phase 2)
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Une unité de transformation de la noix de cajou s’engage dans l’autonomisation de la femme.

L’unité de la transformation de la noix de cajou dénommée « Agro-Fronan » s’est engagée dans l’autonomisation de la gente féminine, à Fronan, avec dans l’effectif du personnel, plus de femmes employées que d’hommes, a constaté l’AIP.

Parmi les 225 employés, l’on y compte des journaliers et des journalières qui perçoivent respectivement 2000 francs CFA et 1500 francs CFA par jour et 22 permanents.

L’unité produit 20T de produit finis par mois sur 12 mois, soit 240T de cajou transformé par an. L’anacarde transformé est vendu aux Etats Unis, en Russie, en Inde et Côte d’Ivoire.

Le boom de l’anacarde dans le bassin cotonnier du Nord ivoirien.

Au cours des vingt dernières années, la Côte d’Ivoire est passée du statut de producteur marginal de noix de cajou brutes à celui de premier producteur mondial. En 2017, le pays en a ainsi produit 745 000 tonnes, dépassant l’Inde (700 000 tonnes) et le Vietnam (350 000 tonnes), deuxième et troisième pays producteurs de noix de cajou (N’Kalo, 29 mars 2018 ; Rongead, communication personnelle, 9 avril 2018). La noix de cajou est une culture arbustive pérenne adaptée à la région des savanes où les conditions agro-écologiques, en particulier une longue saison sèche, sont favorables à sa croissance. Alors que l’anacardier devenait le secteur phare de l’économie agricole, la superficie de coton et les quantités produites fluctuaient considérablement. Le graphique (p. 61) montre les évolutions de la production de coton et de noix de cajou entre 1990 et 2017. La croissance rapide de la noix de cajou contraste avec le tracé en zigzag du coton. Dans cet article, je soutiens que ce schéma contrasté est façonné dans une large mesure par les structures de marché et les prix qui caractérisent chaque secteur. Je montre que la filière de l’anacardier repose sur une structure de marché compétitive marquée par une forte concurrence pour les noix de cajou brutes. En revanche, la filière du coton est non concurrentielle. Elle s’articule autour d’un petit nombre d’entreprises qui détiennent des droits exclusifs sur le coton produit dans « leur zone ». Si les prix de la noix de cajou varient en fonction de la demande, ceux du coton sont fixés. L’article analyse les dimensions agricoles, historiques et politico-économiques de ces différentes structures et leurs effets sur les prix à la production et sur les revenus des agriculteurs.

Je commence par resituer ces thèmes dans la littérature sur la coordination des marchés et la concurrence.

Je tiens à remercier Moussa Koné, Carol Spindel, Pierre Ricau…. Les sections suivantes portent sur l’histoire des structures de marché et de la formation des prix dans les économies du coton et de la noix de cajou en Côte d’Ivoire. La dernière section présente une étude de cas sur la perception des agriculteurs et leur engagement dans les filières du coton et de la noix de cajou au niveau d’un village. L’étude de cas suggère que l’essor de la noix de cajou est le résultat d’une stratégie de diversification agricole plutôt que d’une substitution totale du coton par l’anacardier.

Cet article s’appuie sur des décennies de recherche de terrain à différentes échelles en Côte d’Ivoire. Il rassemble des travaux de recherches à long terme sur les systèmes agricoles de la communauté de Katiali dans la région de Korhogo et des recherches d’archives et des entretiens avec les acteurs clés des filières du coton et de la noix de cajou. La région de Korhogo, au centre-nord de la Côte d’Ivoire, est l’épicentre de l’essor du coton et de l’anacardier. Entre 1981 et 2014, nous avons mené huit enquêtes à Katiali sur les cultures de quarante ménages stratifiés par statut économique.

Les données concernent le type de culture et les superficies…. Ces études longitudinales montrent un virage marqué dans le choix des cultures et dans leur importance relative en termes de superficie cultivée. Le graphique (page 61) illustre les grandes tendances des principaux complexes culturaux à Katiali.

Un complexe cultural fait référence aux parcelles en…. Le graphique montre l’évolution en dent de scie des zones de culture de coton tandis que la superficie de noix de cajou augmente régulièrement pour devenir la principale culture. En 2014, la noix de cajou représentait 36 % des surfaces cultivées. Le coton, deuxième culture la plus importante, représentait 25 % des superficies cultivées cette année-là. C’est un changement important par rapport à 1981, année où le coton dominait en termes de surfaces cultivées (44 %) et où la culture de noix de cajou était négligeable. Les sections suivantes visent à faire comprendre cette transformation majeure des cultures commerciales dans la savane ivoirienne.

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